"Le Cœur du Monde est le premier extrait du nouvel album de Bernard Lavilliers . Son nouveau titre nous parle de son inquiétude face à notre époque si trouble. Sur une belle et insouciante musique latino, la gravité du texte est bouleversante. Bernard Lavilliers fait un triste constat de notre société si violente où l'argent est roi ...."des milliards, des centaines".." Quel talent 🌟🌟🌟🌟🌟 Eveline56
Le cœur du monde par Bernard Lavilliers
J’entends le cœur du monde battre de plus en plus fort
Celui des multitudes
Et de la solitude
Je croise de plus en plus la haine, la peur, la mort
C’est presque une attitude,
Ça devient l’habitude
Quand nos amours
N’auront plus cours
Sous ce soleil énorme
Alors viendra
Le compte à rebours
Sur ces désirs brûlés
Sur ces désirs brûlés
La tête du dictateur , la tête du fusilleur
Toujours en embuscade,
Dans les rues de Bagdad
Si la démocratie peut tomber en dix heures
Si les banques surnagent,
Attendant le naufrage
Alors nos amours
N’auront plus cours
Sous ce soleil énorme
Tu ne pourras plus
Faire demi-tour,
Enchaîné, enchaîné
Enchaîné, enchaîné
C’est juste après la guerre on est dans l’entre deux
On attend la prochaine,
La dernière, la certaine
La guerre économique au fond c’est pas sérieux
Faudra bien que ça saigne,
Des milliards, des centaines
Quand nos amours
N’auront plus cours
Sous ce soleil énorme
Alors viendra
Le compte à rebours
Sur ces désirs
Alors viendra
Le compte à rebours
Sur ces désirs brûlés
Sur ces désirs brûlés
Brûlés
Brûlés
Bernard Lavilliers

Saint-Etienne : Bernard Lavillier
Je me souviens de cette magnifique chanson "Saint-Étienne" datant de 1975, Lavilliers nous parlait déjà de la dignité du monde ouvrier, de cette voix puissante, poignante et avec cette lucidité dans les mots ! Bernard Lavilliers est l'un de nos plus grands artistes. Admiration pour ce poète 🌟🌟🌟🌟🌟Eveline56
On n’est pas d’un pays mais on est d’une ville
Ou la rue artérielle limite le décor
Les cheminées d’usine hululent à la mort
La lampe du gardien rigole de mon style
La misère écrasant son mégot sur mon cœur
A laissé dans mon sang sa trace indélébile
Qui a le même son et la même couleur
Que la suie des crassiers, du charbon inutile
Les forges de mes tempes ont pilonné les mots
J’ai limé de mes mains le creux des évidences
Les mots calaminés crachent des hauts fourneaux
Mes yeux d’aciers trempés inventent le silence
Je me saoule à New York et me bats à Paris
Je balance à Rio et ris à Montréal
Mais c’est quand même ici que poussa tout petit
Cette fleur de grisou à tige de métal
On n’est pas d’un pays mais on est d’une ville
Ou la rue artérielle limite le décor
Les cheminées d’usine hululent à la mort
La lampe du gardien rigole de mon style

















































































































Très bon week-end à tous. Eveline
Photos: EVELINE56

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.