Poèmes pour les enfants!

Le cheval applaudit

 
Le plus important dans la vie,
mon garçon,
c’est l’air pour respirer,
c’est l’eau pure pour boire,
c’est le lait pour se nourrir,
c’est le temps pour bien le remplir.
Mon garçon, parfois
l’air s’appelle liberté,
l’eau pure est synonyme d’amitié,
le lait est pour tous ceux qu’on aime,
la terre est un devoir,
le temps est une conscience.

 Alain Bosquet

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Les mois de l’année

Janvier pour dire à l’année « bonjour »
Février pour dire à la neige « il faut fondre »
Mars pour dire à l’oiseau migrateur « reviens »
Avril pour dire à la fleur « ouvre-toi »
Mai pour dire « ouvriers nos amis »
Juin pour dire à la mer « emporte-nous très loin »
Juillet pour dire au soleil « c’est ta saison »
Août pour dire « l’homme est heureux d’être homme »
Septembre pour dire au blé « change-toi en or »
Octobre pour dire « camarades la liberté »
Novembre pour dire aux arbres « déshabillez-vous »
Décembre pour dire à l’année « adieu, bonne chance. »
Et douze mois de plus par an,
mon fils,
Pour te dire que je t’aime.

 Alain Bosquet

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Poème pour un enfant lointain
Tu peux jouer au caillou :
il suffit de ne pas bouger,
très longtemps, très longtemps.

Tu peux jouer à l’hirondelle :
il suffit d’ouvrir les bras
et de sauter très haut, très haut.

Tu peux jouer à l’étoile :
il suffit de fermer l’œil,
puis de le rouvrir,
beaucoup de fois, beaucoup de fois.

Tu peux jouer à la rivière :
il suffit de pleurer,
pas très fort, pas très fort.

Tu peux jouer à l’arbre :
il suffit de porter quelques fleurs
qui sentent bon, qui sentent bon.

 Alain Bosquet

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« Tempête sur l’Ouest, vent fort.. J’en profite pour lire quelques poèmes d’Alain Bosquet qui nous parlent des enfants. Il a beaucoup écrit de poèmes douloureux et souvent complexes mais là, il nous enchante avec ses mots sur l’enfance.. je vous souhaite de la douceur pour la semaine à venir.. bises bretonnes,  Eveline56  

Photos Eveline56 📸

 

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Les aventures à l’eau,

LES AVENTURES À L’EAU

 Dis que c’est pas certain
Que l’amour s’éteint
Comme l’or des musées
Le bleu des vieux blue jeans usés

Dis–moi que c’est pas sûr
Que les initiales sur
Les arbres enlacées
Finissent un jour par s’effacer

Dis–moi que c’est vrai
Que tous les cœurs à la craie
Qu’on voit quand on est enfant
Dans les cours de récré
Disaient qu’on s’aimait vraiment
Ces cœurs à la craie
Disaient qu’on s’aimait vraiment

Moi je veux des tableaux
Comme peignait Pablo
Les peintures à l’huile
C’est plus difficile
Mais plus beau
Bien plus beau que les aventures à l’eau

Dis–moi où passent–elles
Ces peintures pastel
Ces mots griffonnés
Sur un bristol de fleurs fanées

Moi je veux des serments
Des marbres et des monuments
Mais pas toutes ces aquarelles
Belles ne fût–ce qu’un moment
Dis que tu m’aimes, même si tu mens
Ne fût–ce qu’un moment
Dis que tu m’aimes, même si tu mens

David McNeil Julien ClercMatt Clifford

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Chagall magnifie la relation amoureuse dans « Les deux pigeons » (gouache 1925).

« David McNeil, le fils du peintre Marc Chagall, est le parolier de cette si belle chanson de Julien Clerc. Je l’écoute très souvent, elle m’émeut par sa vision candide mais sincère de l’amour. Dans son texte, David McNeil nous parle de Pablo mais ma préférence va à Chagall, son père, qui m’éblouit par son talent immense. Je n’oublie pas le talent de compositeur de Julien Clerc, son interprétation si particulière. C’est celui qui m’a accompagné depuis mon enfance avec ses boucles brunes !!!!!!!

French singer Julien Clerc. (Photo by Tony Frank/Sygma via Getty Images)

Je vous souhaite beaucoup d’amour.. Bises bretonnes 1f421 Eveline56

Un petit roseau m’a suffi.. ( 4 ans de blog)

 

 

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Un petit roseau m’a suffi,

Un petit roseau m’a suffi
Pour faire frémir l’herbe haute
Et tout le pré
Et les doux saules
Et le ruisseau qui chante aussi ;
Un petit roseau m’a suffi
À faire chanter la forêt.

Ceux qui passent l’ont entendu
Au fond du soir, en leurs pensées,
Dans le silence et dans le vent,
Clair ou perdu,
Proche ou lointain..
Ceux qui passent en leurs pensées
En écoutant, au fond d’eux-mêmes,
L’entendront encore et l’entendent
Toujours qui chante.

Il m’a suffi
De ce petit roseau cueilli
À la fontaine où vint l’Amour
Mirer, un jour,
Sa face grave
Et qui pleurait,
Pour faire pleurer ceux qui passent
Et trembler l’herbe et frémir l’eau ;
Et j’ai, du souffle d’un roseau,
Fait chanter toute la forêt.
Henri de Régnier, « Odelette 1 », Les jeux rustiques et divins, [1897]

 

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Un poème pour vous, quelques photos prises cet après-midi lors d’une balade venteuse .. BISES

ANNIVERSAIRE DU BLOG:  4 ANS

« Déjà 4 ans que  » dans l’œil d’une flâneuse bretonne » existe. Je n’en reviens pas 🙄😮🙃

Je suis si heureuse de nos partages et ce n’était pas évident pour moi car je suis très pudique. Je réfléchis afin d’employer le bon mot, celui qui sera juste, qui ne trahira pas ma pensée et surtout ne blessera pas. ça prends du temps tout cela. LOL  C’est la raison pour laquelle mes textes sont souvent courts. Je préfère les mots et les couleurs des artistes de tout genre. Il me plait que ces créateurs soient parfois inconnus et proches de la Bretagne. Ainsi vous découvrez l’amour que j’ai pour ma terre Bretonne mais tout en restant ouverte sur le monde. 

J’aimerais vous remerciez pour tout, les échanges avec vous me sont si précieux. C’est une belle aventure….. KENAVO

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Un bisou pour ta joue,

Un bisou pour ta joue

 

Un bisou pour ta joue
Une fleur pour ton cœur
Un câlin pour ta main
Un baiser pour ton nez
Un sourire pour te dire
Bonne année!

Michèle Bertrand 💙💚💛💜💖💗💟

 

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Patrice Cudennec 

 

Image mise en avant: Mik Jegou

Je vous souhaite une année 2020 illuminée de sourires et de bonheur,

Eveline56 😙

 

Neige de mer pour Noël !

 

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« La mer.. Il te faut l’imaginer ici violente, mais amoureuse, telle une divinité de la mythologie.
Elle lèche les rochers de son écume blanche, rampe, glisse, s’insinue, monte, descend, remonte : elle caresse de ses longues lames l’âpre et mâle rocher, lui parle à l’oreille et, dépitée enfin, se brise dans un râle d’amour comme le cœur se brise, dit-on, de désir inassouvi. » 
Michel del Castillo

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« C’est la fin de l’année, des vents forts, de grosses vagues, l’Océan tourbillonne et l’écume s’échoue sur le sable..      
            Telle est la neige de mer qui nous offre un spectacle magique, éblouissant.
Mon œil de flâneuse vous envoie ces flocons précieux et éphémères de mousse d’eau en vous souhaitant de joyeuses et belles fêtes de Noël !
Avec toute mon amitié et un merci pour nos échanges si précieux pour moi, »
BISES BRETONNES    
Eveline56 

 


Hommage à Alain Barrière : « A regarder la mer………..

 

 

 

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Et je reste des heures à regarder la mer
Le cœur abasourdi, les pensées de travers
Et je ne comprends rien à ce triste univers
Tout est couleur de pluie tout est couleur d’hiver
Je suis ce fier bateau qu’on vit un jour partir
Et qui n’en finit plus de ne plus revenir
La mer a ses amants qui s’enivrent de vent
La mer a ses amants qui se grisent à ses fêtes

Qui ne me comprend pas ne comprend pas la mer
Je n’aurai donc été en ce grand univers
Qu’un de ces marins-là qui vont en solitaire
Et l’inutile cri d’une inutile fête
Et je reste des heures
Et je reste des heures à regarder la mer

Le fort de Kéragan.. Arc en ciel !

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Le Fort de Keragan

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« Il est fort, il est fier, le beau fortin entouré par la mer. Le Fort-Bloqué est le nom d’un village emblématique de la côte. Son nom provient du fort construit sur un îlot. Accessible à pied à marée basse, il redevient une île à marée haute.
Un peu d’histoire : le 1er octobre 1746, quarante navires anglais débarquent 4500 hommes sur la plage du Loc’h. Ils prennent les bourgs de Guidel et Ploemeur avant d’attaquer Lorient. Ils seront repoussés quelques jours plus tard. Pour parer à un nouveau débarquement, une batterie est construite en 1748 sur l’îlot de Keragan. Un siècle plus tard, un fortin est bâti avec des remparts, c’est le Fort Bloqué que l’on connaît maintenant. Il n’y avait pas d’habitations auparavant, juste de la lande. Un hôtel-restaurant a commencé à faire venir les lorientais grâce à son fameux homard au curry. Peu à peu les habitants se sont installés à partir des années 60. »
Erwan Simon

« L’âme de l’homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler. Elle vole vers l’arc-en-ciel, vers la lumière de l’espoir. »

             Charlie Chaplin

 

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Le ciel après la pluie.. Violet, Indigo, Bleu, Vert, Jaune, Orange, Rouge..Arc en ciel !!!!!!!

Douce semaine à tous (tes), bises bretonnes… Eveline56

OIP

 

LES SENTIERS DE LA PAIX: Lidia Chiarelli

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Blue Bird
By Lidia Chiarell

 

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« Chagall’s Magic Lantern »

 

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LES SENTIERS DE LA PAIX

Envoie-moi des mots d’amour
et ensemble
nous construirons
des sentiers de paix

envoie-moi des mots d’espoir
et ensemble
nous remplirons
des milliers de pages vierges

Nos voix à l’unisson
deviendront
les doux sons d’une harpe
et des prières
transportés par le vent

ils deviendront
un nouveau chant
dans le bleu profond du ciel
qui ne cessera pas
dans l’obscurité de la nuit                     Lidia Chiarelli

 

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« La più bella » (L’isola non trovata) 

« Novembre s’en va, vive décembre!  J’aimerais partager avec vous les mots et les collages de Lidia Chiarelli, si talentueuse, pour vous emporter vers le bleu de la paix et du bonheur  « 

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Lidia Chiarelli:

« Artiste, écrivain et fondatrice du Mouvement artistique littéraire Image & Poésie. Poète lauréate du Prix littéraire Naji Naaman’s Literary Prizes 2019. Aussi appréciée comme artiste de collages: ses collages ont été sélectionnés pour le symposium sur le compte Filippo di San Martino à Agliè (Turin, Italie) – octobre 2017. »

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https://lidiachiarelli.jimdo.com/

 

 

 

 

 

 

 

À un vieil arbre échoué..

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À un vieil arbre

Tu réveilles en moi des souvenirs confus.
Je t’ai vu, n’est-ce pas? moins triste et moins modeste.
Ta tête sous l’orage avait un noble geste,
Et l’amour se cachait dans tes rameaux touffus.

D’autres, autour de toi, comme de riches fûts,
Poussaient leurs troncs noueux vers la voûte céleste.
Ils sont tombés, et rien de leur beauté ne reste;
Et toi-même, aujourd’hui, sait-on ce que tu fus?

Ô vieil arbre tremblant dans ton écorce grise;
Sens-tu couler encore une sève qui grise?
Les oiseaux chantent-ils sur tes rameaux gercés?

Moi, je suis un vieil arbre oublié dans la plaine,
Et, pour tromper l’ennui dont ma pauvre âme est pleine,
J’aime à me souvenir des nids que j’ai bercés.

Pamphile Le May, (1837-1918), « À un vieil arbre », Les gouttelettes, 1904.

 

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Entre marées hautes et marées basses, la laisse de mer et son bois flotté, Malzenn se demande d’où viennent ce tronc échoué et cette grosse branche ornée de  goémon. Je partage avec vous ce moment, cette belle balade au bord de l’océan. Geoffrey Oryema – Land Of Anaka – m’accompagne de sa magnifique voix.

Belle et douce semaine à vous..                                1f421.png

 

 

Soir d’automne

Quelques photos du jardin, un poème, douce semaine à tous….

Le Poème Japonais

Soir d’automne –
Il est un bonheur aussi
Dans la solitude.

De temps en temps
Les nuages nous reposent
De tant regarder la lune.

Rien qui m’appartienne
Sinon la paix du cœur
Et la fraîcheur de l’air.

Stephen Moysan

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Vagabondages

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Automne, océan, soleil, champignons sur la côte, mes photos et des bises pour vous

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Malzenn 6 octobre 2019

 

Vagabondages

L’aurore automnale amène la nostalgie
De la Bretagne et de son ocre névralgie.
La campagne y commence l’effilochement
Au quotidien de sa couverture verte ;
Le début du crépusculaire épanchement
Des feuillages dont la vitalité offerte
Se posera, dense, comme l’effigie brune
De la vie en déclin, sa substance importune.

Kieran Wall, Poésies, 2012

Kieran Alexander WALL, né dans le Finistère en 1981, je suis traducteur de métier et poète par passion. J’ai déjà publié deux recueils : « Poésies » en 2012 chez Stella Maris Editions et « La Prison de l’Espèce » en 2015 chez Mon Petit Editeur ; un troisième, recueil de poèmes d’amour, est en court de publication, toujours chez Stella Maris.

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Mer si..

 

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“Ce sont les paroles les moins tapageuses qui suscitent la tempête et les pensées qui mènent le monde viennent sur des pattes de colombe.” Olivier de Kersauson

 

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Évasion
Et je serai face à la mer
qui viendra baigner les galets.
Caresses d’eau, de vent et d’air.
Et de lumière. D’immensité.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera que ciel léger.
Et je serai face à la mer
qui viendra battre les rochers.
Giflant. Cinglant. Usant la pierre.
Frappant. S’infiltrant. Déchaînée.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera ciel tourmenté.
Et je serai face à la mer,
statue de chair et cœur de bois.
Et me ferai désert en moi.
Qu’importera l’heure. Sombre ou claire Esther Granek

 

« Avec un coefficient montant jusqu’à 116, les grandes marées d’équinoxe sont annoncées ce week-end. Elles se conjuguent avec des vents qui pourraient atteindre les 90 km/h sur la pointe de la Bretagne. Voici quelques photos de la plage, ce matin….. Prudence ».

Je vous souhaite un très bon week-end entouré des personnes que vous aimez.

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Noir et blanc..

 

« Je suis le tout, je suis le rien
Rien que je n’ai été
Là-haut bien au-dessus des profondeurs
C’est l’amour qui me manque et sa douceur
Je cherche en vain, je cherche en vain
Je cherche en vain un cœur »  Nolwenn

 

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« Maintenant, je sais. Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde ». 

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Albert Camus

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“Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être.”   

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Gérard Philipe
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« L’art de la photographie offre un beau symbole. On «prend» le paysage, ou le phénomène, ou le visage. Et l’on développe. Mais ce qui a eu besoin de lumière,d’exposition, ne pourra se «rendre» que dans l’obscurité. »

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Je suis pour le discours humain
Je suis pour la moitié de pain
Le désespoir c’est de se taire…

« Le mystère de la luminosité.. Merci d’être là » .. Eveline56

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Malzenn et les coquelicots..

Nous étions à la fin du mois de juillet,  Malzenn se promenait tranquillement ( hé oui.. la chaleur fatigue notre petite chienne 😉 ) .. Quand elle a vu, sur son chemin, les derniers coquelicots, je dois reconnaitre que le mot « indifférence » est le bon pour qualifier cette rencontre. A peine un regard .. mais Malzenn sait que les coquelicots reviendront toujours.. Je l’espère aussi.. si nous prenons soin de notre terre. 1f64f-1f3fb

Douce semaine, bises bretonnes. 

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« Je suis un cœur coquelicot, délicat, gourmand de poésie, gorgé d’un jus de tendresse. Je m’épanouis parmi les framboises qui se mirent aux perles de rosée, les cerises écoutant les rêves aux oreilles des enfants, les fraises sauvages blotties dans les bois dormants. »

Valérie Mazeau

 

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Rencontre avec les  derniers coquelicots de la saison..

 

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Liebster Award 3.0 !

 

liebster-awardAujourd’hui, un TAG  « Liebster Awards 3.0 » !

Eléonore du blog https://eleonoreb.wordpress.com/  m’a très gentiment nominé. Merci beaucoup  Eléonore ! Je suis très touchée 😊 Je vais à présent et, avec « un peu » de retard pour cause de vacances😉, répondre à tes questions  !

 

-Quel est ton moment préféré de la journée ?

J’aime le soir quand tout redevient calme, c’est très apaisant. J’entends l’océan de chez moi. C’est le moment que j’affectionne pour lire, écouter de la musique, tout simplement me détendre.

-Y a-t-il un endroit qui te fait rêver (pour y vivre) ?

Non car j’apprécie beaucoup l’endroit où je vis à deux pas de l’océan..

-Si Internet n’existait plus, par quel biais partagerais-tu ce que contient ton blog ?

Par le biais d’un journal intime que je partagerais parfois avec des ami(e)s proches. Mais ce ne serait pas la même chose.

-Que t’apporte la lecture ?

Le bonheur de découvrir d’autres univers, de les partager avec d’autres blogueurs. C’est un enrichissement qui nous ouvre au monde.

-Quelle musique t’émeut aux larmes ?

Un artiste de chez nous en Bretagne qui s’appelle Denez Prigent. Ses chants bretons me touchent au plus profond de mon âme. Souvenirs d’enfance.. « Gortoz A Ran », un duo enregistré avec Lisa Gerrad de Dead Can Dance, m’émeut et les larmes coulent..

-Une citation pour finir ?

Une citation de Christian Bobin que j’adore :

«Ce qui manque à ce monde, ce n’est pas l’argent. Ce n’est même pas ce qu’on appelle « le sens ». Ce qui manque à ce monde c’est la rivière des yeux d’enfants, la gaieté des écureuils et des anges.»

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Vacances.. « vakañsoù e brezhoneg »

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Vacances

Tiède est le vent
Chaud est le temps
Fraîche est ta peau
Doux, le moment

Blanc est le pain
Bleu est le ciel
Rouge est le vin
D’or est le miel

Odeurs de mer
Embruns, senteurs
Parfums de terre
D’algues, de fleurs

Gai est ton rire
Plaisant ton teint
Bons, les chemins
Pour nous conduire

Lumière sans voile
Jours à chanter
Millions d’étoiles
Nuits à danser

Légers, nos dires
Claires, nos voix
Lourd, le désir
Pesants, nos bras

Tiède est le vent
Chaud est le temps
Fraîche est ta peau
Doux, le moment

Doux le moment…
Doux le moment…

Esther Granek (1927-2016)

Quelques photos de l’océan, un joli poème:    » dans l’œil d’une flâneuse bretonne » sera en « mode pause«  pendant les vacances de juillet.

Je vous souhaite un bel été fleuri et joyeux ! Bises bretonnes !! imagesthESSGUW33

 

 

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Malzenn

 

Poésie..

 

Camille Jaouen extrait de « le bon grain »,
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Raoul Dufy (1877-1953) 

Camille Jaouen extraits de  »Les olifants de la mémoire »,

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Eveline56

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les galets écoutent la mer…

Les galets…
Les galets écoutent la mer
qui leur raconte des légendes
Le temps passe sur eux
enracinés à même le sable
ils imaginent peut-être
ce qu’ils aperçoivent au loin
et qu’ils ne connaîtront jamais.
Les galets demeurent sans bruit
veillant avec les étoiles
sur le sommeil du monde
qui se ferme dans la nuit.

Max ALAHN

« Au gré de mes balades en bord de mer, j’aime à contempler ces galets usés par les marées et c’est un trésor de formes, de couleurs qui me chavirent le cœur et le regard…  »   Eveline56

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La cabane aux oiseaux…

Faire le vide en soi –
Puis laisser le bien-être
Envahir notre esprit.

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Malzenn aime se promener et son endroit préféré, nous l’appelons  » la cabane aux oiseaux ». C’est un observatoire ornithologique, belle cabane au toit de chaume, en bordure d’un étang. À l’horizon, l’océan nous fait signe,  si près qu’il nous berce du murmure de ses vagues… Le bonheur est là! Douce semaine, bises bretonnes,

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Plénitude

Faire le vide en soi –
Puis laisser le bien-être
Envahir notre esprit.

Plus d’envie d’ailleurs,
Plus de passé ou futur,
– Ici et maintenant !

Profiter de l’instant
Pendant des heures
Le temps du bonheur.

Stéphen Moysan

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Coccinelle, l’insecte du ciel bleu…

Quelle belle rencontre cet après midi, une coccinelle dormait entre deux feuilles d’une plante du jardin. J’ai réussi quelques photos de cette merveilleuse dame de l’écologie sans la déranger. Je partage avec vous cet instant de bonheur…. Eveline56

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La Coccinelle

Elle me dit : « Quelque chose
Me tourmente. » Et j’aperçus
Son cou de neige, et, dessus,
Un petit insecte rose.

J’aurais dû, — mais, sage ou fou,
À seize ans, on est farouche, —
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l’insecte à son cou.

On eût dit un coquillage ;
Dos rose et taché de noir.
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans le feuillage.

Sa bouche fraîche était là ;
Je me courbai sur la belle,
Et je pris la coccinelle ;
Mais le baiser s’envola.

« Fils, apprends comme on me nomme, »
Dit l’insecte du ciel bleu,
« Les bêtes sont au bon Dieu,
Mais la bêtise est à l’homme. »

Paris, mai 1830.

Victor Hugo, Les Contemplations (I), 1856

la coccinelle est “bête à bon dieu”

La légende du Xème siècle :
Un homme accusé de meurtre est condamné à avoir le coup tranché. Il proteste de son innocence en vain et le bourreau s’apprête à abattre sa hache quand il aperçoit une coccinelle posée sur le cou du condamné.
Le bourreau retire gentiment la coccinelle et attrape sa hache pour œuvrer mais la coccinelle est de retour. Le bourreau a beau insister pour la déplacer, la coccinelle revient obstinément se poser sur le cou du condamné.
A tel point que le roi voit là un miracle divin et donne sa grâce.
Quelques temps plus tard le véritable meurtrier fut découvert et la légende de la bête à bon dieu était née.

Les passantes, Brassens, Antoine Pol.

Cette semaine, je partage avec vous cette magnifique et si émouvante chanson de Brassens « Les passantes« . Les paroles sont du poète Antoine Pol. L’histoire de cette chanson est étonnante et belle:

« L’un des grands regrets de Georges Brassens fut de n’avoir pas pu rencontrer Antoine Pol. Brassens avait contacté le poète pour lui demander l’autorisation de mettre son poème « Les Passantes » en musique. Le poète accepta mais mourut une semaine avant la date de la rencontre ! Antoine Pol ne figure pas dans les anthologies, mais son superbe texte  » Les Passantes  » est devenu mondialement connu.
Antoine Pol est connu pour un poème: Les Passantes . Ce poème fit à lui seul sa notoriété. Il ne nous serait peut-être jamais parvenu si Georges Brassens ne l’avait déniché un jour de 1947 au marché aux puces. Il est tiré des « Emotions poétiques.


Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu’on connaît à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais

A celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D’un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie
on songe avec un peu d’envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir          Antoine Pol en 1913.

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J’ai choisi Jean Béraud, peintre du Paris de la Belle Époque , pour évoquer ces passantes. Belle et douce semaine. Bises bretonnes!

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