Marguerite,

Vas-y : dis ce que tu penses. Le jardin
n’est pas le monde réel. Les machines
sont le monde réel. Dis honnêtement ce que n’importe quel idiot
pourrait lire sur ton visage : nous éviter,
résister à la nostalgie
a du sens. Ce n’est
pas assez moderne, le bruit que fait le vent
dans un champ de marguerites : l’esprit
ne peut briller à sa poursuite. Et l’esprit
veut briller, de façon brute, comme
les machines brillent, plutôt
qu’aller en profondeur, comme, par exemple, des racines.
C’est très émouvant,
tout de même, te voir t’approcher
prudemment de la bordure de la prairie au petit matin,
lorsque personne ne peut
te voir.

Plus tu restes au bord,
plus tu sembles angoissé. Personne ne veut entendre parler
des impressions du monde de la nature : on se
moquera encore de toi ; on t’affublera de mépris.
Quant à ce que tu entends là,
ce matin : réfléchis à deux fois
avant de confier à quiconque ce qui s’est dit dans ce pré,
et par qui.

Louise Glück prix Nobel de littérature 2020

L’Iris sauvage, traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie Olivier, Gallimard, coll. « Du monde entier », 160 p., 17 €

Les vers de Louise Glück nous entraînent dans un étrange quotidien à l’aide d’une parabole mettant en scène un jardin et celui (ou celle) le cultivant, poète, dieu ou un peu des deux. Grande poétesse américaine jusqu’ici très peu traduite en français, le prix Nobel de littérature qui lui a été décerné en 2020 a permis la sortie de deux recueils dans la collection « Du monde entier » (Gallimard) : Nuit de foi et de vertu et L’iris sauvage. Sa poésie transcende volontairement le genre, en brouillant souvent l’identité de celui ou celle qui parle, pour mieux toucher le cœur de l’expérience humaine, du deuil, de la vieillesse ou d’une joie savourée avec la conscience de son extrême fragilité. Stéphane Bataillon

Je vous confie ces jolies fleurs précoces photographiées hier après-midi sous le soleil d’hiver ! Le jardin dans le monde réel est peut-être cet endroit magique, là sous nos pieds enracinés, qui chaque jour nous rassure et nous berce de sa beauté. éden..Eveline56

Le tunnel d’or.. AARON

Une chanson d’amour triste comme nous les aimons souvent, le très talentueux groupe Aaron nous chante le « tunnel d’or » dans une nouvelle version de 2021. Écoutons le chagrin dans la voix de Simon Buret.
Eveline

« Ce n’est pas moi qui parle, ce sont les oiseaux que j’ai vus. Ce n’est pas moi qui chante, c’est le vent que j’ai bu. Ce n’est pas moi qui pleure, c’est mon amour qui est parti. » AARON

Le tunnel d’or


Regarde, il gèle
Là sous mes yeux
Des stalactites de rêves
Trop vieux
Toutes ces promesses
Qui s’évaporent
Vers d’autres ciels
Vers d’autres ports

Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort
Mon ange, mon ange

De mille saveurs
Une seule me touche
Lorsque tes lèvres
Effleurent ma bouche
De tous ces vents
Un seul me porte
Lorsque ton ombre
Passe ma porte

Prends mes soupirs
Donne moi des larmes
À trop mourir
On pose les armes
Respire encore
Mon doux mensonge
Que sous ton souffle
Le temps s’allonge

Seul sur nos cendres
En équilibre
Mes poumons pleurent
Mon cœur est libre
Ta voix s’efface
De mes pensées
J’apprivoiserai
Ma liberté
..

Eveline56

Mila Boréal – La non-demande en mariage (Georges Brassens)

« On ose ? Oui, on ose une reprise électro-rock d’une chanson qui s’accommodait certes très bien d’une simple guitare… Mais on avait envie de lui donner d’autres atours, de la redécouvrir, de l’aimer à nouveau. Avec bien sûr un infini respect. » MILA BOREAL

j’aimerais partager avec vous une célèbre chanson de Brassens que j’adore: « la non demande en mariage ». Par hasard, au gré de mes écoutes, j’ai entendu cette nouvelle version chantée par une artiste qui s’appelle Mila Boréal. J’ai eu un vrai coup de foudre ! Eveline

🌟🌟🌟🌟🌟 « Une rêverie électro-acoustique au service de la poésie »… Mila Boréal

Ma mie de grâce ne mettons
Pas sous la gorge à Cupidon
Sa propre flèche
Tant d’amoureux l’ont essayé
Qui, de leur bonheur, ont payé
Ce sacrilègeJ’ai l’honneur de
Ne pas te de-
Mander ta main
Ne gravons pas nos noms au bas d’un parchemin….

L’horloge du cœur

L’horloge du cœur

Quand chaque jour un mot

est le début d’une légende

si un sourire anéantit le temps

tout tourne dans le ciel

les oiseaux les nuages les étoiles

c’est la fête joyeuse de l’espoir

l’envol vers l’avenir des rêves

que scande l’horloge du cœur .

Jean Bouhier



Voie lactée à Belle- Île- en -Mer.. photo Benoit Danieau
Pointe des Poulains à Belle-Île-en-Mer.. photo Benoit Danieau
Voie lactée Belle-ile-en-mer.. PHOTO Benoît Danieau

VŒUX..

Voeux

Il vous faudra tout aimer
Tout chérir
Vous avez à portée de main
Des printemps radieux
Des jours merveilleux
 
Il vous faudra tout aimer
Tout chérir
L’herbe et la libellule
Le chant de l’oiseau
Ces bras
Qui se tendront vers vous
 
Cette vie à croquer à belles dents
Toutes les mains de la terre
À serrer
Il vous faudra tout aimer
Tout chérir
 
La chaumine de pierres
Le feu qui crépite
Et la pluie sur le toit
Les graines que l’on jette
Dans le profond sillon du labour
Les belles moissons
 
Vous avez un chemin radieux devant vous
Les levers de soleil
Dans la brume
Quand le jour écarquille ses yeux
Ces sentes de Bretagne
Qui mènent à l’amitié
Chaque jour est à prendre
Que la vie vous soit belle
 

« Un poème  de Yann Erwan Paveg qui parle de jours merveilleux, un tableau de mon peintre breton préféré ,Patrice Cudennec, aux toiles si douces à l’œil et au coeur , voilà mon partage avec vous en cette fin d’année 2021. »

Je vous souhaite de très joyeuses fêtes de fin d’année !  MERCI pour tout.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est f16f6ae4-5e3e-4a37-b2a4-bfe57cd5487a_570-2.webp composition aux trois visages : Patrice Cudennec
 
Pieta des pêcheurs: Patrice Cudennec

THE VERVE (Richard Ashcroft)

« Sit and wonder » est extraite de L’album de « The Verve » sorti en août 2008 sous le nom de « Forth ». Richard Ashcroft et sa voix sublime 🌟🌟🌟🌟🌟

Je l’écoute souvent en ce moment, j’ai besoin de lumière dans cette période si tourmentée.

give me the light ! give me the light !

Sit and Wonder

LIVE : THE VERVE

Lord, give me the light
Oh, give me the light
Yeah, give me some light
And give me some lightI’ve been having trouble in my head, Lord (oh, oh, oh, oh)

I’ve been having demons in my mind, Lord (oh, oh, oh, oh)
Something’s going on inside my head, Lord (oh, oh, oh, oh)
Something’s going on inside my head, Lord (oh, oh, oh, oh)I could be searching all my life

Searching all my lifeKeep that candle on at night, candle on at night
Keep that candle on at night, candle on at night
I could be hurting all the while, hurting all the while
Lord, give me the light


The Verve
Richard Ashcroft revient avec un nouvel album de reprises acoustiques de ses plus grandes chansons couvrant à la fois sa carrière solo et l’ère The Verve. A ÉCOUTER D’URGENCE

Eveline56 🕯

La cavale.. Le nouvel Album de Nolwenn Leroy

Mets tes pieds sur mes pieds, et tes mains là derrière
Et fermons grand les yeux, et dansons sur la mer
.. 🌊

Dans mes yeux d’outre-mer, tu vois des océans
Ô mon beau corsaire 💙
Mais les yeux de ta mère, eux ne voient qu’un enfant
Mille tonnerres
Attends juste un peu
Pour prendre la mer
Tu es courageux, t’as pas besoin
Non pas besoin d’être téméraire..

Mon avis sur « La Cavale » de Nolwenn Leroy

C’est déjà le huitième album pour Nolwenn Leroy et mon admiration pour cette artiste n’est pas prête de prendre fin. Avec Benjamin Biolay aux manettes de « La Cavale » Nolwenn nous surprend et nous touche avec cet album élégant, où on la sent épanouie alors que sa voix n’a jamais aussi bien résonné. Benjamin signe huit titres et lui apporte des chansons très belles comme « Mon beau corsaire » qui parle de son fils Marin, un « Brésil-Finistère » tout en légèreté, un titre solaire, tandis que les mots d' »Occident », un titre engagé sur le mal logement nous émeuvent. L’autre belle surprise ce sont les chansons de l’artiste Adélaïde Chabannes qui réalise trois titres dont le sublime « Loin » aux accents dansant et aux rythmes hypnotiques. Kevin Camus apporte sa touche bretonne sur trois titres en jouant du Uilleann Pipe et de la flûte irlandaise. La Bretonne que je suis apprécie 😉 Un disque en mode majeur, certainement son plus abouti, se terminant sur le titre éponyme « La Cavale » dont le texte est signé par Benjamin et Nolwenn, un morceau en hommage à Christophe et à Brest. Vous l’aurez compris, j’adore ce nouvel album de Nolwenn qui mérite votre écoute. J’espère vous avoir donné l’envie de le découvrir !

merci à Frédéric pour ce si beau cadeau 🙏💙

Belle semaine à vous !! Bizh Eveline56


À la vie, à la mer..

« Eric Tabarly- Cité de la Voile -Lorient« 
Eric tabarly
1931 – 1998
 
Officier de marine, navigateur et marin de légende
Vainqueur de nombreuses courses..
"Promenade à la cité de la voile, je partage avec vous quelques photos de ce lieu hommage au plus grand des marins "Eric tabarly".. Je ne sais si je dois regarder la mer ou le ciel tant la beauté des deux se confond en une harmonie de blanc, de gris et de bleu. 
BELLE SEMAINE, BIZH, Eveline56
 

Dans un petit bateau

Dans un petit bateau

Dans un petit bateau
Une petite dame
Un petit matelot
Tient les petite
s rames

Ils s’en vont voyager
Sur un ruisseau tranquille
Sous un ciel passager
Et dormir dans une île

C’est aujourd’hui Dimanche
Il fait bon s’amuser
Se tenir par la hanche
Échanger des baisers

C’est ça la belle vie
Dimanche au bord de l’eau
Heureux ceux qui envient
Le petit matelot

Robert Desnos (1900-1945)



Jean-Noël Duchemin (photo Eveline56)
Jean-Noël Duchemin « un mât d’un bateau d’Ellen Mac Arthur  » ( photo Eveline56)

J’aimerais partager avec vous, ce dimanche, un doux poème de Robert DESNOS, un tableau de Matisse peint en 1906 « Le Jeune Marin II« et le travail artistique d’un artiste breton Jean-Noël Duchemin qui décore des mâts de voiliers récupérés auprès des équipes de course au large de Lorient et ensuite les transforme en objets d’art afin de leur donner une seconde vie.

BONNE SEMAINE ! BIZH



Jean-Noël Duchemin ( photo Eveline56)

Jan Zrzavý, le plus breton des peintres tchèques..

J’aimerais partager avec vous, cette semaine, les œuvres du peintre Jan Zrzavý. ⛵

⛵ Les paysage désertiques de ses tableaux, comme une Bretagne inhabitée, sa vision onirique des petits ports bretons, la couleur et la lumière de son œuvre me fascinent et m’enchantent.

Belle semaine à tous (tes) ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ Eveline56

Locronan (1937) Jan Zrzavý

Jan Zrzavý,

« J’ai découvert la Bretagne à peu près deux après m’être installé à Paris. Avant, j’avais envie d’y aller, mais je n’ai jamais osé, je ne parlais pas encore suffisamment bien le français et ça m’a paru compliqué. Mais quand mes amis tchèques qui étaient là-bas m’ont écrit et m’ont invité chez eux, je me suis alors rendu à Camaret. En fait, je rêvais de la Bretagne depuis mon enfance. Petit, je me souviens avoir lu dans une revue une histoire de deux garçons bretons. Plus tard, j’ai réalisé que cette histoire se passait sur l’île de Sein, où je voulais m’installer. Je l’aurais sans doute fait, s’il n’y avait pas eu les Accord de Munich. (…) En Bretagne, je me sentais extrêmement heureux.


Jan Zrzavý, « Les bateaux dormants « 1935

Camaret (1940) : Jan Zrzavy

Le paysage breton, 1928 : Jan Zrzavý

Camaret 1940

Camaret:Jan Zrzavý

jan zrzavý (1890-1977)


Automne..

Automne

C’est un après-midi d’automne
Et que mon amour est touchante
Posée près de moi, elle frissonne
Automne

Il reste beaucoup à écrire
Dans le silence parfumé
Des mots que je voulais te dire
Après

Approche-toi dans la lumière
Que je te chante ces quelques mots
Ces mots murmurés, non déclarés
Encore

Cette soirée simple et tranquille
Comme la note de cristal
Qui grimpe légère et fragile
Fragile

Ces mots d’amour que la pudeur
Que nous partageons bien, ressemblent
À ces accords majeurs-mineurs
Étranges

C’est un après-midi d’automne
Et que mon amour est touchante
Posée près de moi, elle frissonne
Automne

Je vais sûrement te chanter
Dans le silence parfumé
Cette chanson non terminée
Encore

texte: Bernard Lavilliers musique: Julien Clerc

Je vous souhaite une soirée simple et tranquille comme une note de cristal .. Eveline56

Le cœur du monde..

"Le Cœur du Monde est le premier extrait du nouvel album de Bernard Lavilliers . Son nouveau titre nous parle de son inquiétude face à notre époque si trouble. Sur une belle et insouciante musique latino, la gravité du texte est bouleversante. Bernard Lavilliers fait un triste constat de notre société si violente où l'argent est roi ...."des milliards, des centaines".." 
Quel talent 🌟🌟🌟🌟🌟
Eveline56

Le cœur du monde par Bernard Lavilliers

J’entends le cœur du monde battre de plus en plus fort
Celui des multitudes
Et de la solitude
Je croise de plus en plus la haine, la peur, la mort
C’est presque une attitude,
Ça devient l’habitude

Quand nos amours
N’auront plus cours
Sous ce soleil énorme
Alors viendra
Le compte à rebours
Sur ces désirs brûlés
Sur ces désirs brûlés

La tête du dictateur , la tête du fusilleur
Toujours en embuscade,
Dans les rues de Bagdad
Si la démocratie peut tomber en dix heures
Si les banques surnagent,
Attendant le naufrage

Alors nos amours
N’auront plus cours
Sous ce soleil énorme
Tu ne pourras plus
Faire demi-tour,
Enchaîné, enchaîné
Enchaîné, enchaîné

C’est juste après la guerre on est dans l’entre deux

On attend la prochaine,
La dernière, la certaine
La guerre économique au fond c’est pas sérieux
Faudra bien que ça saigne,
Des milliards, des centaines

Quand nos amours
N’auront plus cours
Sous ce soleil énorme
Alors viendra
Le compte à rebours
Sur ces désirs
Alors viendra
Le compte à rebours
Sur ces désirs brûlés
Sur ces désirs brûlés
Brûlés

Brûlés

Bernard Lavilliers


Saint-Etienne : Bernard Lavillier

Je me souviens de cette magnifique chanson  "Saint-Étienne" datant de 1975, Lavilliers  nous parlait déjà  de la dignité  du monde ouvrier,  de cette voix puissante, poignante et  avec cette lucidité  dans les mots ! 
Bernard Lavilliers  est l'un de nos plus grands artistes. Admiration pour ce poète 🌟🌟🌟🌟🌟Eveline56  

On n’est pas d’un pays mais on est d’une ville
Ou la rue artérielle limite le décor
Les cheminées d’usine hululent à la mort
La lampe du gardien rigole de mon style

La misère écrasant son mégot sur mon cœur
A laissé dans mon sang sa trace indélébile
Qui a le même son et la même couleur
Que la suie des crassiers, du charbon inutile

Les forges de mes tempes ont pilonné les mots
J’ai limé de mes mains le creux des évidences
Les mots calaminés crachent des hauts fourneaux
Mes yeux d’aciers trempés inventent le silence

Je me saoule à New York et me bats à Paris
Je balance à Rio et ris à Montréal
Mais c’est quand même ici que poussa tout petit
Cette fleur de grisou à tige de métal

On n’est pas d’un pays mais on est d’une ville
Ou la rue artérielle limite le décor
Les cheminées d’usine hululent à la mort
La lampe du gardien rigole de mon style


BIZH

Feu! Chatterton

 

Je t’aime fort
Et je veux te protéger crois-moi
De ce que tu ne vois pas
Ce que tu n’ sais pas encore

Je t’aime fort
Mais je ne vois plus
Ne sais plus qui tu es
Face à toi je suis perdu

Toi que je pensais
Connaître si bien
Je t’en prie
Reviens

Oui je veux te protéger crois-moi
Je t’aime fort
J’aimerais te prendre dans mes bras
Viens dans mes bras

Je t’aime fort
Mais je ne sais plus
Je n’ vois plus qui tu es
Face à toi je suis perdu
Toi que je pensais
Connaître si bien
Je t’en prie

 

Je t’en prie
Reviens à la maison
Un jour de plus nous t’attendons
Ces liens que tu aimes
Ne sont rien que des chaînes

Mais moi aussi chéri l’orage
Je t’ai ressemblé à ton âge
Pris cent fois les corbeaux pour des cygnes
Vu des étoiles au fond de l’abîme

Comment te défaire
De ces bijoux de fer ?
Je t’en prie dis-moi

Où as-tu mal ?

Je t’aime fort
Et je veux te protéger crois-moi
De ce que tu ne vois pas
Ce que tu n’ sais pas encore

Je t’aime fort
Mais je ne vois plus
Ne sens plus qui tu es
Face à toi je suis perdu

Toi que je pensais
Connaître si bien
Je t’en prie
Reviens

Je partage avec vous cette semaine une chanson du groupe Feu! Chatterton extraite de leur très beau troisième album: Palais d’argile. Elle s’appelle « ces bijoux de fer » et nous parle d’amour tourmenté, de cœurs brisés, perdus.. Et moi, j’aime leur univers si original et l’interprétation intense et lyrique du chanteur Arthur Teboul . Les Feu! Chatterton, le plus poétique des groupes de rock français dit-on, c’est ce que je pense aussi.

Passez une bonne fin de semaine ! BIZH Eveline56

« J’ai trouvé dans les auteurs des armes mais des armes de paix, de joie, des armes de partage. » Arthur Teboul parlant de littérature.

« Avant 2020, il y avait de grands festivals où les gens se réunissaient par milliers et qui faisaient office de grande catharsis collective absolument géniale. » Arthur Teboul

Une sorcière originale..

Une nuit éclairée par la lune
Arrive une sorcière au nom de Prune
Survolant le ciel sans brume
Sur son balai fait de plumes

Une sorcière originale…

Prénom d’un fruit banal
Elle ne sait pas faire le mal
Pour Prune rien n’est normal

Elle lance des sortilèges
Sa baguette est en liège
Son chat est blanc comme la neige
Elle aime le jour qui se lève

Les gens sont têtus
L’imaginent avec un nez crochu
Chapeau turlututu
Pourquoi serait-il pointu ?

Une sorcière originale…

Les plumes de son balai
Chatouillent votre petit nez
Les ronrons de son chat botté
Soignent les blessures de vos âmes tourmentées

Sans verrue, sans artifice
Elle ne fait pas de sacrifice
Abracadabra les flammes crépitent
Sans araignée dans la marmite

Sa maison n’est pas hantée
De la lumière dans son grenier
Des étoiles avec le fil des araignées
La voilà enguirlandée

Une sorcière originale…

Prune s’envole dans le ciel
Son cœur réchauffé par le soleil
Accompagnée d’hirondelles, elle a des ailes
Mais qui est-elle ?

Voilà que j’ai trouvé
C’est une fée
Parole de sorcier !

Patricia Besson

https://short-edition.com/fr/auteur/patricia-besson

Grand Prix Hiver 2021

« les poupées de papier  » de Benjamin Lacombe

Un poème magique et empli de tendresse de Patricia Besson, une illustration bellissime de Benjamin Lacombe, que serait la vie sans l’art sous toutes ses formes ..

Je vous souhaite une semaine féerique.. Bizh.. Eveline56

Les silhouettes bleues,

« J’ai eu le grand bonheur de visiter cet été l’exposition de Sara Amato-Gentric, dans une petite chapelle bretonne. L’artiste m’a beaucoup ému et impressionné au travers de ses sculptures! Je partage avec vous les silhouettes pulpeuses parfois, penchées vers l’infini, dansantes, apaisées, agenouillées, toujours porteuses d’émotions partagées. Et ce bleu qui me touche toujours, bleu du ciel, de l’océan, de mon imagination et surtout de celle de Sara.. Bravo .. »
Eveline56

« Ces sculptures sont un moyen d’ouvrir une fenêtre et de regarder de petits fragments d’âme, d’y exprimer le mouvement et la douceur de l’amour spirituel. Et surtout de trouver, jour après jour, le chemin intérieur qui mène au vide infini qui s’y trouve et dans lequel se trouve cette si belle matière qu’est l’inspiration.« 

Sara Amato-Gentric

Pratiquant son art depuis 1999, l’artiste lorientaise a exposé dans de nombreux pays étrangers.
https://www.facebook.com/ateliersaraamatogentric/
KENAVO

Les Amours jaunes

Un chant dans une nuit sans air…
— La lune plaque en métal clair
Les découpures du vert sombre.

… Un chant ; comme un écho, tout vif
Enterré, là, sous le massif…
— Ça se tait : Viens, c’est là, dans l’ombre…

— Un crapaud ! — Pourquoi cette peur,
Près de moi, ton soldat fidèle !
Vois-le, poète tondu, sans aile,
Rossignol de la boue… – Horreur ! —

… Il chante. — Horreur !! — Horreur pourquoi ?
Vois-tu pas son œil de lumière…
Non : il s’en va, froid, sous sa pierre.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Bonsoir — ce crapaud-là c’est moi.

Ce soir, 20 Juillet.

Tristan Corbière Les Amours jaunes
Tristan Corbière (1845-1875) était un poète cynique et excentrique dans sa vie et dans son œuvre, figure du poète maudit. Peu gâté par la nature, rachitique,se trouvant laid, il souffrait d'une grave maladie osseuse qui lui laissait peu de répit. Il rêvait d'océan, de naviguer sur les mers.. il aimait sans retour une jeune femme mariée, deux grandes blessures qui le rendirent amer,sarcastique.

Il meurt à 29 ans, retranché dans son manoir breton, incompris de ses contemporains..Le dernier jour de février 1875, il se fait apporter des brassées de bruyère avant de mourir.

Sa poésie novatrice ne sera reconnue que bien après sa mort. Son recueil, "Les Amours jaunes", est ironique, dur envers lui-même,  il est ce crapaud. Tristan Corbière  sera tiré de l'ombre, dix ans après sa disparation. Verlaine parlera de son talent dans son étude des Poètes maudits.
 

Je partage avec vous les mots de Tristan Corbière et les photos d’un petit crapaud aux yeux de lumière se promenant dans le jardin, à l’abri de la citronnelle..Kénavo

Photos: Eveline56

Le Temps des Fleurs..

Dialogue de fleurs

Ce n’est pas une vie,
De toujours vivre empoté
Dit le mauve pétunia

Ce n’est pas une vie,
De toujours vivre sous verre
Dit la botte d’œillets

Ce n’est pas une vie,
De toujours vivre sous cloche
Dit la rose du Petit Prince

Comme ils sont heureux
Les asphodèles et les volubilis
Avec leur nom à coucher dehors !

Robert FABBRI

Bel été fleuri ! Eveline56

PHOTOS Eveline56

Beg Ar Van (La Pointe Du Van)

Le phare de Trenevez

« Balade mythique au bout de la terre, à la Pointe du Raz et du Van, au milieu de la lande. Les larmes coulent devant cette merveille unique à mes yeux, souvenirs heureux et tristes se mélangent en regardant cette vue incroyable !

J’aimerais aussi partager une nouvelle et très jolie chanson de Nolwenn Leroy, de retour avec un nouveau titre, « Brésil, Finistère« , signé Benjamin Biolay.« 

Je vous souhaite un bel été !! Que ces jours de repos soient l’occasion de vous ressourcer , de respirer, de retrouver ceux que vous aimez !

Kenavo .. Des bisous : Pokigoù Eveline56

(PHOTOS Eveline56)

Nolwenn Leroy – Brésil, Finistère

Les Petites Créatures ..

Sylvain Trabut alias Crounchann.

« Derrière le côté enchanteur de mes œuvres, le message que je veux faire passer est que tout est dans la nature, que nous pouvons faire tout avec les végétaux. J’espère amener les gens à redécouvrir la nature, nous venons tous de la même source « , confie Sylvain Trabut alias Crounchann.

Voici le lien vers son blog :

http://www.crounchann.com/

J’assemble des puzzles et la Nature fait le reste…

Sylvain Trabut, artiste

« J’ai découvert, par hasard, les personnages miniatures (issus de la nature ) du créateur Sylvain Trabut . Il confectionne des petites figurines à partir d’éléments qu’ils trouvent lors de ses balades dans la nature. C’est un vrai bonheur pour moi de découvrir son monde imaginaire et attendrissant . Ses animaux minuscules m’enchantent. UN VRAI COUP DE CŒUR..« 

J’ai le doux rêve d’un film d’animation avec ses petites créatures.

Eveline56

« la lumière du monde »


La musique de la mer me suffit; c’est de l’éternité dans l’oreille. Olivier De Kersauson

Emerveillable.


C’est ma grande aptitude. Comme on disait « apte au service militaire », je suis apte à l’émerveillement. En quête. Je me fabrique des étonnements heureux. Je veux toujours voir apparaître le soleil à travers les arbres.

Je suis sans cesse en recherche de lieux, d’instants qui vont déclencher ma capacité d’enchantement. C’est mon savoir-vivre. Je jubile fréquemment.

Ma capacité jubilatoire peut naître sur un coup de vent, sur le ronflement particulier de la mer.
Certaines lumières m’enflamment. Alors je vibre. Mais ça peut être aussi bien le chant d’une alouette.

De l’urgent, du presque rien et du rien du tout, Olivier de Kersauson, Le Cherche-​Midi

Imaginez que la mer ne revienne plus…on aurait l’air de quoi ?
Olivier De Kersauson

« Bonheur d’une balade à Clohars-Carnoët et ses environs accompagné des mots si résonnants d’Olivier De Kersauson. Talent d’un auteur que j’aime, un cœur tendre caché dans le corps d’un fabuleux marin au visage tanné par les embruns.. Eveline56

Belle semaine ensoleillée, BISOUS.