Automne..

Automne,

La rivière s’écoule avec lenteur. Ses eaux
Murmurent, près du bord, aux souches des vieux aulnes
Qui se teignent de sang ; de hauts peupliers jaunes
Sèment leurs feuilles d’or parmi les blonds roseaux.

Le vent léger, qui croise en mobiles réseaux
Ses rides d’argent clair, laisse de sombres zones
Où les arbres, plongeant leurs dômes et leurs cônes,
Tremblent, comme agités par des milliers d’oiseaux.

Par instants se répète un cri grêle de grive,
Et, lancé brusquement des herbes de la rive,
Étincelle un joyau dans l’air limpide et bleu ;

Un chant aigu prolonge une note stridente ;
C’est le martin-pêcheur qui fuit d’une aile ardente
Dans un furtif rayon d’émeraude et de feu.

Jules Breton

 Kenavo an distro !

Au revoir, à bientôt ! Eveline56


Offrande..

Offrande

Au creux d’un coquillage
Que vienne l’heure claire
Je cueillerai la mer
Et je te l’offrirai.

Y dansera le ciel
Que vienne l’heure belle.
Y dansera le ciel
Et un vol d’hirondelle
Et un bout de nuage
Confondant les images
En l’aurore nouvelle
Dans un reflet moiré
Dans un peu de marée
Dans un rien de mirage
Au fond d’un coquillage.

Et te les offrirai.

« c’est avec un beau coucher de soleil sur l’océan que je vous souhaite une belle semaine. » Eveline56

Photos: Eveline56


Stephan Eicher, son concert à Lorient ⭐⭐⭐⭐⭐

« J’aimerais partager avec vous mon bonheur d’avoir pu assister au concert d’un artiste que j’admire énormément, depuis toujours, et dont je vous ai parlé sur le blog à de nombreuses reprises, le plus helvète des poètes francophones : Stephan Eicher. Le grand théâtre de Lorient affichait complet depuis longtemps déjà. 1050 spectateurs qui ont vibré à l’unisson, reprenant en chœur les nouveaux titres comme les grands classiques, qu’il a chanté avec une générosité affichée face à son public. A son image, le décor représentait trois armoires suisses qui se sont ouvertes peu à peu, tout comme cette petite trompette se baladant au dessus de la scène, offrant une magie incroyable. L’émotion était là, nous nous sommes tous levés pour saluer l’immense talent de Stephan Eicher.  » Eveline56


Les intrus dans mon jardin ..🤔😆



Promenades en bord de mer..

« J’ai couru pour rester un petit garçon qui joue avec son bateau. Et dans les histoires d’enfants, la mort n’a pas de place. Ou alors elle est faite pour rire. On fait pan-pan ! Et hop, on se relève. »

Olivier de KERSAUSON ( Promenades en bord de mer et étonnements heureux )


« J’aimerais partager avec vous mes dernières photos de l’océan encore calme et ensoleillé mais aussi cette phrase d’Olivier de Kersauson qui nous fait rêver car aujourd’hui des enfants meurent « pour de bon » en ce monde d’extrême violence. Moments de tristesse et parfois de désespoir  » Eveline56 😪


Le Silence qui roule..

Marie 🌟

Chapelle de Saint Mathieu ( photo Eveline56 )

Personnes, par Gilles Lades

Gilles Lades Ouvrière durée, Le Silence qui roule, 104 p., 15 €

Je vous souhaite une belle semaine !   Eveline56


Chapelle Sainte-Barbe du Faouët

Visite du Faouët où je me laisse captiver par le charme des vieilles pierres de la chapelle gothique Sainte-Barbe (XVe siècle) ! Bonne semaine ! BISES 💙 🐿️

Sa légende :

A la fin du XVème siècle, le cadet des seigneurs de Locmalo, Jean de Toulbodou quitte son manoir de Guidfoss en Plouray pour aller chasser. Alors qu’il se trouve sur les terres de Jean de Boutteville, seigneur du Faouët, il se fait surprendre par un orage d’une rare violence. Les gigantesques rochers qui l’entourent sont frappés par la foudre. Des quartiers de roches se détachent de la paroi verticale. Gagné par une extrême frayeur, Jean de Toulbodou voit sa fin approcher et prie alors Sainte Barbe, ordinairement invoquée pour se protéger du feu et de la foudre. Il lui promet, si elle le sauve, de lui ériger une chapelle en ce lieu. L’orage prend fin soudainement, Jean de Toulbodou est exaucé. Fidèle à sa promesse, il entreprend la construction de cette chapelle le 6 juillet 1489 en cet endroit si exigu. Elle s’achèvera en 1512.

Photos Eveline56

La mer proche,

La mer n’est jamais loin de moi,
Et toujours familière, tendre,
Même au fond des plus sombres bois, À deux pas elle sait m’attendre……. »

  • « La mer proche
  • La mer n’est jamais loin de moi,
    Et toujours familière, tendre,
    Même au fond des plus sombres bois, À deux pas elle sait m’attendre……. »

« Je vous souhaite une belle et douce semaine, bises de Bretagne  » Eveline 56

L’étrange douceur

Et pourtant c’était toi dans le clair de ma vie
Ce grand tapage matinal qui m’éveillait

Comme un oiseau dans la tête
Le sang s’est mis à chanter
Des fleurs naissent, c’est peut-être
Que mon corps est enchanté

Que je suis lumière et feuilles
Le dormeur des porches bleus
L’églantine que l’on cueille
Les soirs de juin quand il pleut

Dans la chambre un ruisseau coule
Horloge au caillou d’argent
On entend le blé qui roule
Vers les meules du couchant

L’air est plein de pailles fraîches
De houblons et de sommeils
Dans le ciel un enfant pêche
Les ablettes du soleil

C’est le toit qui se soulève
Semant d’astres la maison
Je me penche sur tes lèvres
Premiers fruits de la saison.

René-Guy CADOU, Hélène ou le règne végétal, Paris, Seghers 1952

Un des plus beaux chants d’amour de la poésie française !

Je t’attendais ainsi qu’on attend les navires
Dans les années de sécheresse, quand le blé
Ne monte pas plus haut qu’une oreille dans l’herbe
Qui écoute apeurée la grande voix du temps

Je t’attendais, et tous les quais toutes les routes
Ont retenti du pas brûlant qui s’en allait
Vers toi que je portais déjà sur mes épaules
Comme une douce pluie qui ne sèche jamais

Tu ne remuais encor que par quelques paupières,
Quelques pattes d’oiseaux dans les vitres gelées
Je ne voyais en toi que cette solitude
Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou

Et pourtant c’était toi dans le clair de ma vie
Ce grand tapage matinal qui m’éveillait
Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays
Ces astres ces millions d’astres qui se levaient

Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres
Pétillaient dans le soir ainsi qu’un vin nouveau,
Quand les portes s’ouvraient sur des villes légères
Où nous allions tous deux enlacés par les rues

Tu venais de si loin derrière ton visage
Que je ne savais plus à chaque battement
Si mon cœur durerait jusqu’au temps de toi-même
Où tu serais en moi plus forte que mon sang.

Extrait de: 1951: Hélène ou le Règne Végétal, (Seghers)

les amoureux Marc Chagall


  • Derniers jours d’août, bientôt la rentrée.. peut-être le bon moment pour partager avec vous ces magnifiques poèmes d’amour de René Guy Cadou, le poète enseignant, dédié à Hélène la femme de sa vie… Douce semaine, Eveline56

La beauté des couleurs.. AQUARELLES..

les enfants fiers dans leurs costumes bretons..
le mouvement gracieux des danseuses bretonnes..
le reflet des vitraux de la si belle chapelle..

« J’avais 2 passions, mon métier de sage-femme et l’aquarelle. Désormais en retraite, il me reste plus de temps pour l’aquarelle elle me procure évasion, liberté et créativité et l’explosion de toutes ces sensations dans mon expression. Ces 2 piliers complémentaires sont aussi interactifs et ont capté mon énergie : la vie, les éléments.
Je puise dans ma région la Bretagne une envie forte de représenter la vie, le mouvement. »
Annyvonne Cavarec

les voiliers majestueux sur l’océan..

Félicitations à Annyvonne Cavarec pour ses splendides aquarelles qui m’ont enchanté , merci pour ce si beau moment face à vos œuvres !  » Eveline56