Pluie de Printemps tombe du ciel parfumée au Soleil qui vient pointer son nez Les plantes sourient à la lueur du jour Et viennent offrir leur cœur à ses gouttes semées
Pluie de printemps plus belle que l’Automne Vient rafraichir les cœurs, vient inonder les cours Et bientôt donne tout ce qu’attend la Nature L’Eau si précieuse et pure pour tout recommencer
Les pommiers fleuris du printemps Et la grêle de temps en temps Sur les talus la blanche épine La tige fine qui s’incline Les ajoncs de La Roche-Bernard Beauté prise dans un regard
Par chance et aussi par vouloir Je dors en Bretagne ce soir
L’abeille sur le liseron blanc Et en surface d’océan L’évanouissement des vagues L’ombre d’un chemin qui zigzague La graine des genêts craquant En plein midi au bord des champs
Par chance et aussi par vouloir Je dors en Bretagne ce soir
Les bruines de l’arrière-saison Voilant des ports sans horizon Une sirène qui résonne Portant mélancolie d’automne Le galop fou du vent salé Sur l’infini des monts d’Arrée
Par chance et aussi par vouloir Je dors en Bretagne ce soir
L’onglet du pécheur étripant Le poisson sur le pont glissant L’alignement mégalithique Que fait reluire la pluie oblique Et un peu de neige parfois Qui blanchit l’ardoise des toits
Par chance et aussi par vouloir Je dors en Bretagne ce soir Dans la beauté
Paroliers : Gilles Servat
Gilles Servat (1945-aujourd’hui) Auteur-compositeur-interprète, ardent défenseur de la culture bretonne armoricaine et d’expression bretonne et française, mais également des autres langues celtiques. C’est aussi un poète, dont le début de carrière a été marqué par la chansonLa Blanche Hermine qui est devenue un symbole en Bretagne. Auteur d’une discographie importante, il a fait partie des artistes qui ont participé à l’Héritage des Celtes de Dan Ar Braz.
C’est également un romancier qui sait faire revivre l’épopée celte et la réalité de la Bretagne armoricaine.
Je vous souhaite une belle et douce semaine ! Eveline 56
« Dans un petit coin du paradis, il y a un endroit que l’on appelle le Pont Arc-en-ciel. Lorsqu’un animal qui a été particulièrement proche de quelqu’un meurt, il rejoint le Pont Arc-en-ciel. C’est un pays de prairies et de collines dans lequel tous nos compagnons, si chers à nos cœurs, peuvent courir et jouer ensemble. Ils y trouvent beaucoup de nourriture, d’eau et de soleil. Nos amis sont au chaud, et ils se sentent bien. Tous les animaux qui ont connu la vieillesse et la maladie retrouvent leur santé et leur énergie, et ceux qui ont été blessés trouvent la guérison et la force. Ils redeviennent tels que nous nous souvenons d’eux avant leur départ au paradis. Ils sont heureux et satisfaits, mais quelque chose ne va pas : tous ont dû dire au revoir à quelqu’un de très spécial, quelqu’un qui leur manque. Nos amis courent et jouent tous ensemble, mais un jour, l’un d’eux s’arrête soudainement et regarde au loin. Ses grands yeux se mettent à briller, son corps frémit. À toute vitesse, il se met à courir et s’éloigne du groupe. Il se précipite sur l’herbe, ses pattes le portent de plus en plus vite. Et lorsque vous et votre grand ami vous retrouvez enfin, vous vous enlacez joyeusement. À présent, plus rien ne pourra vous séparer. Vous pleurez tous les deux. Vos mains caressent à nouveau la tête de votre cher compagnon, et vous plongez à nouveau votre regard dans ses yeux confiants, disparus depuis si longtemps de la vie, mais jamais disparus de votre cœur. Puis, ensemble, vous traversez le Pont Arc-en-ciel. »
« J’ai passé un moment extraordinaire cette semaine ! Un pinson s’est posé tranquillement sur un panier rose puis sur un bouquet de fleurs séchées se trouvant dans la véranda. Sans crainte, amusée, dame pinson a posé pour moi !
Je vous souhaite un doux week-end et de belles rencontres avec les oiseaux 🐦🐦🐦🐦🐦🐦🐦 BIZH
— Soleil ! Pourquoi te lèves-tu si tard ? Et pourquoi as-tu l’œil si rouge ? As-tu fait cette nuit un cauchemar, qui t’a fait pleurer dans ton sommeil ? — Ni sommeil ni rêve ni bon ni mauvais. J’ai veillé toute la nuit… Tandis que l’occident frivole dormait sur les cendres grises de ses lauriers j’ai fait le tour de la Terre. Et j’ai vu des gens mourir de faim. J’ai vu des gens mourir de froid. J’ai vu des gens mourir de désespoir. J’ai vu des gens s’entretuer, des frères s’étrangler. J’ai vu des peuples opprimés. J’ai vu un grand dirigeant tomber sous la balle d’un dément. J’en ai vu beaucoup qui pleuraient : Et j’ai continué, indifférent… J’en ai vu cependant qui se moquaient des gens dans la peine, des gens dans la misère Des gens sous le joug. C’est alors que j’ai pleuré, C’est pourquoi mon œil est rouge.
— Soleil ! sèche tout de suite tes larmes ! La mer de Bretagne adoucira bientôt Ton œil rouge et enflammé… ANJELA DUVAL
Hommage à Anjela Duval en partageant avec vous sa poésie “Lagad an heol / L’œil du soleil” ! (1964 )
« La terre me parle, je lui réponds. J’écris pour elle, je voudrais pouvoir transmettre le message de la terre « Anjela Duval
A mon étoile disparue
Sur l’appui de la fenêtre du vieux logis Trois faux, une pierre à aiguiser Un marteau, une enclume. Par-dessus — l’un sur l’autre Deux petits sabots de bois jaune Aux brides de cuir noir. Ils avaient ramassé de la boue là-bas Dans les ruines du Chemin des Améthystes Petits sabots de bois jaune ! Petits souliers de mon étoile ! Et ses chaussons bleu nuit Sur lesquels l’araignée a tramé Son filet aérien et solaire ! — Quand le retrouvera-t-elle Mon étoile, son pied agile ? … Mon étoile est malade Mes jours sont noirs, noires mes nuits ! … Vous regardez par la fenêtre du vieux logis Petits sabots de bois jaune Notre étoile reviendra-t-elle ?
21 novembre 1970
Anjela Duval (Traduction Paol Keineg)
« Partage du cœur, de l’émotion et d’une immense admiration face à cette femme qui, pendant le jour cultivait la terre de sa petite ferme et qui, le soir, sortait ses cahiers et écrivait des poèmes d’une beauté rare sur sa terre bretonne !
Nationalité : Breton 😉 Né(e) à : LARMOR PLAGE (56) , le 07/10/1948 Mort(e) le : 06/05/2013 à Ploemeur
Marin-pêcheur lorientais pendant 28 ans et poète, Alain Jégou (1948-2013) est né le 7 octobre 1948 à Larmor-Plage. Inspiré par les vents et les Amérindiens, il est proche des poètes de la beat generation (mouvement littéraire et artistique né dans les années 1950, aux États-Unis). Auteur d’une trentaine d’ouvrages, la médiathèque de Quimperlé lui a dédié un site Internet qui évoque son univers poétique.Il est également lauréat du prix Xavier Grall pour l’ensemble de son oeuvre poétique.
nos voix d’écorchés volutes de mots tendres caressant les fanons de la nuit douce dans sa robe d’imaginé nos voix saoules brouillant les pistes de l’émotion nos voix carcérales aux délires bouffis de rhumatismes nos cervelles noyées de sauce froide…… ( La suie – Robe des sentiers suicidaires Alain Jégou……..)
Quelques photos de Larmor Plage pour un hommage au poète Alain Jégou ! Belle semaine !
« Lesha, merci pour 26 ans de bonheur absolu. Oui, même pendant ces trois dernières années, écrit Ioulia NavalnaïaPour m’avoir toujours soutenue, pour m’avoir fait rire même depuis la prison, pour avoir toujours pensé à moi. »
« Je ne sais pas comment vivre sans toi, mais j’essaierai de te rendre, là-haut, heureux et fier de moi. Je ne sais pas si je peux le faire ou pas, mais j’essaierai. On se reverra certainement un jour », « J’ai tellement d’histoires non racontées et de chansons enregistrées dans mon téléphone pour toi, idiotes et drôles. Honnêtement, des chansons terribles… mais elles parlent de nous, et je voulais tellement te les faire entendre. Je voulais te regarder les écouter, rire et ensuite me serrer dans tes bras. »
« Je t’aime pour toujours. Repose en paix » Ioulia Navalnaïa
Ioulia Navalnaïa Femme d’Alexeï Navalny
« Contre la peur, un seul remède : le courage ». Louis Pauwels
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