Les mots n’ont pas de prix ils ont la taille et la dimension de la lumière qu’ils contiennent
Ils étincèlent comme des éclats de cristal quand le verbe cisèle l’amour
Chaque mot est noyau d’univers chaque pensée qu’il contient est parcelle du tout
Les mots ont la largeur du vent l’étroitesse de la haine l’immensité de la passion la hauteur du projet
Ils sont à la taille du temps aucun livre ne les enferme
Chaque mot est un cri qui défie le néant chaque mot porte plus loin que lui
Jamais je ne vénèrerai les mots qui excluent l’autre seul le mot respect est mon maitre
lui seul m’enseigne la certitude d’être en paix avec l’univers lui seul m’affirme que je n’ai d’autre boussole que ma conscience
J’ai l’intime conviction que je serai en paix avec l’univers tant que je n’aurai d’autre boussole que ma conscience.
Jean-Michel Sananes
Jean-Michel Sananès est poète et directeur des Éditions Chemins de Plume.
Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois, Felix Salten et Benjamin Lacombe
Bambi
"Bambi retrace les premières années d’un faon et, à côté de ses émerveillements, les épreuves qu’il affronte et qui le construisent : dangers, deuil, solitude, métamorphoses, défis, et toujours l’angoisse d’être chassé et tué.L’histoire, oscillant entre anthropomorphisme (les animaux parlent) et naturalisme (les observations sont magnifiques), nous plonge dans une forêt qui bruisse de multiples émotions, d’expériences intenses, de sensations contrastées vécues par une société d’animaux, miroir de notre humanité, tout à la fois violente, cruelle et fragile, et dotée d’une prodigieuse résilience."
Un poème bienfaisant, sensible et généreux de Jean-Michel Sananes accompagné d'une image émouvante de solitude, extraite de Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois, de Félix Salten, dirigé et illustré par Benjamin Lacombe, c'est mon partage avec vous cette semaine. BIZH Eveline56
« Mehmet dirige un entrepôt de déchets dans un quartier pauvre d’Istanbul, où il aide tous ceux qui en ont besoin, en particulier les enfants et les adolescents sans abri. Un jour, Mehmet rencontre un garçon sans abri de 8 ans qui change sa vie. »
Je cherche souvent sur Netflix le film ou la série qui va me surprendre, me bouleverser ou me faire rire et je reconnais que c’est difficile pour moi. Et tandis que mon époux se régale avec la diversité des programmes proposés par Netflix, je peine à trouver une saga intéressante. C’est par hasard que j’ai vu ce film poignant grâce à sa profonde humanité. À VOIR ABSOLUMENT !
Des Vies froissées » . C’est l’histoire d’un homme Mehmet (Cagatay Ulusoy) qui gère les déchets d’un quartier d’Istanbul, aidant les gens, surtout les jeunes sans abris. Mehmet, qui souffre d’un rein et attend désespérément une greffe, prend soin de ces travailleurs sans fiche de paie, qui doivent aussi défendre leur territoire. Il va découvrir un petit garçon Ali dans un charriot de déchets. Suite à ses traumatismes d’enfance , il souhaitera retrouver les parents du garçon afin qu’il ne subisse pas la même souffrance horrible que lui.Ce film lancé sans promotion est entré directement dans le top 10 de la plate-forme de streaming. Sans doute grâce à sa profonde humanité.
Çağatay Ulusoy, célèbre acteur Turc de grand talent, charismatique, une vraie découverte !
« Un célèbre tailleur confectionne une robe de mariée pour la fiancée de son meilleur ami. Mais tous trois ont de sombres secrets qui vont bientôt bouleverser leurs vies. » ( très bonne série )
Après avoir découvert ce qui le lie à un ancien ordre secret, un jeune homme de l’Istanbul moderne entreprend de sauver la ville des griffes d’un ennemi immortel.
La rivière s’écoule avec lenteur. Ses eaux Murmurent, près du bord, aux souches des vieux aulnes Qui se teignent de sang ; de hauts peupliers jaunes Sèment leurs feuilles d’or parmi les blonds roseaux.
Le vent léger, qui croise en mobiles réseaux Ses rides d’argent clair, laisse de sombres zones Où les arbres, plongeant leurs dômes et leurs cônes, Tremblent, comme agités par des milliers d’oiseaux.
Par instants se répète un cri grêle de grive, Et, lancé brusquement des herbes de la rive, Étincelle un joyau dans l’air limpide et bleu ;
Un chant aigu prolonge une note stridente ; C’est le martin-pêcheur qui fuit d’une aile ardente Dans un furtif rayon d’émeraude et de feu.
Au creux d’un coquillage Que vienne l’heure claire Je cueillerai la mer Et je te l’offrirai.
Y dansera le ciel Que vienne l’heure belle. Y dansera le ciel Et un vol d’hirondelle Et un bout de nuage Confondant les images En l’aurore nouvelle Dans un reflet moiré Dans un peu de marée Dans un rien de mirage Au fond d’un coquillage.
Et te les offrirai.
Esther Granek (1927-2016) Je cours après mon ombre
« c’est avec un beau coucher de soleil sur l’océan que je vous souhaite une belle semaine. » Eveline56
« J’aimerais partager avec vous mon bonheur d’avoir pu assister au concert d’un artiste que j’admire énormément, depuis toujours, et dont je vous ai parlé sur le blog à de nombreuses reprises, le plus helvète des poètes francophones : Stephan Eicher. Le grand théâtre de Lorient affichait complet depuis longtemps déjà. 1050 spectateurs qui ont vibré à l’unisson, reprenant en chœur les nouveaux titres comme les grands classiques, qu’il a chanté avec une générosité affichée face à son public. A son image, le décor représentait trois armoires suisses qui se sont ouvertes peu à peu, tout comme cette petite trompette se baladant au dessus de la scène, offrant une magie incroyable. L’émotion était là, nous nous sommes tous levés pour saluer l’immense talent de Stephan Eicher. » Eveline56
« Depuis quelques jours, de drôles de petits bonhommes à chapeaux sont apparus dans le jardin, ils se cachent parfois sous les plants, les fleurs !!!! On les nomme, je crois, marasmius oreades ou faux mousseron. Qu’importe, ils me plaisent beaucoup ces messieurs sur leurs pieds-durs, pas question de les déguster 😄…. » Eveline56
« J’ai couru pour rester un petit garçon qui joue avec son bateau. Et dans les histoires d’enfants, la mort n’a pas de place. Ou alors elle est faite pour rire. On fait pan-pan ! Et hop, on se relève. »
Olivier de KERSAUSON ( Promenades en bord de mer et étonnements heureux )
« J’aimerais partager avec vous mes dernières photos de l’océan encore calme et ensoleillé mais aussi cette phrase d’Olivier de Kersauson qui nous fait rêver car aujourd’hui des enfants meurent « pour de bon » en ce monde d’extrême violence. Moments de tristesse et parfois de désespoir » Eveline56 😪
Au village où le deuil a frappé l’église rassemble les visages ils sont plus vrais que leurs journées ils sont endimanchés de vérité accueillants comme au soir des extrêmes fatigues ils sourient car ils ont besoin que l’on vienne vers eux toute arme déposée toute idée tamisée par le silence du parvis labeur et chagrin montent à leurs yeux comme jamais ils sont encore capables de donner ce qu’ils ont perdu ou n’ont jamais eu ils sont soudainement plus grands que nous on imagine leur maison et le lointain de leur maison comme une halte en paradis on s’éloigne sans les quitter homme et femme liés d’invincible et de patience
Gilles LadesOuvrière durée, Le Silence qui roule, 104 p., 15 €
Visite du Faouët où je me laisse captiver par le charme des vieilles pierres de la chapelle gothique Sainte-Barbe (XVe siècle) ! Bonne semaine ! BISES 💙 🐿️
Sa légende :
A la fin du XVème siècle, le cadet des seigneurs de Locmalo, Jean de Toulbodou quitte son manoir de Guidfoss en Plouray pour aller chasser. Alors qu’il se trouve sur les terres de Jean de Boutteville, seigneur du Faouët, il se fait surprendre par un orage d’une rare violence. Les gigantesques rochers qui l’entourent sont frappés par la foudre. Des quartiers de roches se détachent de la paroi verticale. Gagné par une extrême frayeur, Jean de Toulbodou voit sa fin approcher et prie alors Sainte Barbe, ordinairement invoquée pour se protéger du feu et de la foudre. Il lui promet, si elle le sauve, de lui ériger une chapelle en ce lieu. L’orage prend fin soudainement, Jean de Toulbodou est exaucé. Fidèle à sa promesse, il entreprend la construction de cette chapelle le 6 juillet 1489 en cet endroit si exigu. Elle s’achèvera en 1512.
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