De jolies fleurs du jardin, une valse délicate composée par le groupe Louise Attaque ( extraite de l’album « À plus tard crocodile »..Écoutons.. vole.. vole.. vole..
Joyeux 1er avril ! Que cette journée soit remplie de rires et de bonheur!bises bretonnes
Ce feu de bois me fascine Je pourrais rester là éternellement A regarder le chêne qui se calcine Si lentement, si doucement, en crépitant
Ces flammes qui enveloppent la bûche Dansent autour d’elle et s’élèvent Comme la caresse d’un amour sans embûche L’amour tant espéré: celui dont je rêve
« Chaque fois que je me trouve face à la mer, je m’ouvre aux dons de l’air, et les couleurs, les formes et les vibrations entrent et ressortent de ma poitrine avec la même facilité avec laquelle elles traversent une fenêtre. »
(Fabrizio Caramagna)
« Je me demande qui console la mer lorsqu’elle est agitée et que les sirènes cherchent un abri dans quelques phares abandonnés. »
(Fabrizio Caramagna)
« Moi, la mer, je l’écouterais à l’infini. À plein volume. Les yeux fixés vers le plafond du ciel. En m’imaginant la vie. »
(Fabrizio Caramagna)
« La mer est le seul être infini à se jeter humblement à nos pieds, sans jamais perdre une once de sa grandeur. »
(Fabrizio Caramagna)
Fabrizio Caramagna est aphoriste et fondateur du site « Aforisticamente ».
"Je partage avec vous ,en ce début d'année, une balade au bord de l'océan, le chant des vagues dans les oreilles, la beauté de l'écume sous les yeux . Au loin caché par la brume, le fort de Keragan, si fier fortin, trône entouré par la mer ! " BIZH ! Eveline56
Laissez tomber les plumes de la neige… Les oiseaux qui les ont perdues apportent des nouvelles toutes blanches…
Les ailes qui les ont perdues ont plané sur les Finlande et les Norvège.
Elles ont caressé des forêts blanches et les vertigineuses étendues où le soleil frileux, si peu de temps, se penche…
Oh ! pourquoi balayer les plumes de la neige !
Elles parlent de soleils blancs comme la lune et de lacs blancs où les traîneaux courent si vite…
Elles parlent de légendes au clair de lune et de cabanes où les « Tomtes » nous invitent.
Des ailes ont semé leurs plumes, une à une…
Tendez les mains aux plumes de la neige ! C’est comme l’âme de pays qui nous invitent, de pays racontés par Selma Lagerlöf…
Sabine Sicaud, Poèmes d’enfant, 1926
« Sabine Sicaud est née dans une famille lettrée du Sud-Ouest de la France. Elle présente dès sa plus tendre enfance des dons littéraires rares. A la suite d’un accident, blessée elle est atteinte de gangrène et meurt à seulement 15 ans. Elle laisse derrière elle une œuvre d’une grande profondeur, des poèmes d’une rare émotion »…. Ses Poèmes d’enfant, préfacés par Anna de Noailles ont été publiés lorsqu’elle avait treize ans.
Nivôse
Le mois de nivôse est le quatrième mois du calendrier républicain français correspondant à quelques jours près à la période allant du 21 décembre au 19 janvier du calendrier grégorien. Il suit le mois de frimaire et précède pluviôse.
Quand les bois ont les cheveux courts, La lune ceint son abat-jour De brume pâle
Et le vent vole et le vent court En tournoyant comme un vautour Sous les étoiles.
Pourquoi mon cœur es-tu si lourd Quand les bois ont les cheveux courts ? Rivé aux cailloux de la cour
Le lierre étreint dans ses doigts gourds Une hirondelle.
Entends-tu dans le petit jour, Le gel affûter ses tambours Et ses chandelles ?
Quand les bois ont les cheveux courts Pourquoi mon cœur es-tu si lourd ?
Pierre Coran
« Pierre Coran, de son vrai nom Eugène Delaisse, (né en 1934 à Mons) est un poète et romancier belge . Lauréat du prix de la Communauté française pour le rayonnement de la littérature de jeunesse en 2007, ce grand poète de quatre-vingt-sept printemps consigne encore une pensée chaque jour – son carnet n’en totalise pas moins de trois cents. Et reste très actif, multipliant créations et publications dont on ne compte plus le nombre, tant sa bibliographie est impressionnante, comptabilisant plus de cent cinquante titres à ce jour.
Quelques photos du jardin sous la pluie, un poème de Pierre Coran.. Je vous souhaite un bel automne coloré ! Eveline56 ( photos Eveline56 )
La nuit, le phare embrasse les étoiles Je suis le souffle dans les herbes Sous la lune à moitié Je suis devant derrière sur les côtés, Dessus dessous Respiration des vagues Sous la lune à moitié
Le phare retourne sa face cachée Au grand large d’ouest Je suis semblable aux galets Dans l’obscurité La lune à moitié N’espère pas plus que moi Les vagues se répondent, Se chahutent, se repoussent, s’enlacent
Le phare balaie les étoiles Ar Men, Créac’h, la Jument, Kéréon Saint Mathieu, Tévennec, Ar Groac’h, La Plate et les Chats, Forment les contours de notre cœur éclairé
Je suis la lune à moitié Semblable aux herbes brûlées Sans frontière, je suis le vent Je circule dans les veines dures Des galets
Rozenn EVAIN
L’Île de Sein ( photos Eveline56 )
je ramasse les mots
Le soleil se dresse et la tête lui tourne il coule en fontaine sur le miroir incendié
le temps au loin s’endort devant lui
irradié
l’air a la couleur d’un fauve dans un palais
les mains se lavent dans les nuages impossibles
les pierres se perdent au fond de la mer
seules les peines surnagent
je ramasse les mots tombés dans les interstices du plancher en espérant en trouver un qui me console
Rozenn EVAIN
« À la lisière du rêve » Rozenn EVAIN
L’Île de Sein ( photos Eveline56 )
Je suis heureuse de vous présenter Rozenn EVAIN, artiste de grand talent qui a vécu son enfance et son adolescence à l’île de SEIN et à l’île Molène dans le Finistère.
Elle a toujours ressenti la nécessité d’une activité artistique, la peinture et surtout l’écriture, « les couleurs, les odeurs, les sensations, les rires et les peurs, la vie et la mort en traversées et métamorphoses », comme elle l’exprime si bien dans son art.
Sa poésie me bouleverse, l’âme bretonne est bien là, dans ses mots.
« Des jours, des nuits à oublier L’existence du silence«
Je vous souhaite une belle semaine automnale 🌦 Eveline56
photos Eveline56
En octobre 2012, paraît « Le bruit de fond de la mer » aux éditions Sac à Mots.
En décembre 2020, « L’île, des jours durant » aux éditions du Passavant.
Quand le vent souffle le bal Sur les landes armoricaines Et que sa mélodie s’emballe En orchestrant les pollens Tel un arc-en-ciel végétal Au parfum des sept couleurs La bruyère des bords de mer Mêlée aux cerisiers en fleurs C’est un air qui réverbère Les reflets de l’esprit rêveur
« Habiter poétiquement le monde » dit Arthur Teboul, c’est le message que j’aimerais partager avec vous cette semaine, laissons le lyrisme entrer dans notre vie.. Eveline56
Feu! Chatterton : Palais d’argile Date de parution mars 2021
Dis, quelle heure est-il ? Le jour me fend, pourtant je sens qu’il est en bout de course Ah, dis, quelle heure est-il ? Le jour me fend mais doucement Que trouveras-tu dans le jeu rebattu des cartes du matin? Un fou, une dame, un chien ou rien d’autre qu’un destin
le sens des choses se dérobe comme l’eau dans la main Laissons donc, laissons filer des yeux la raide loi souveraine Ni sable dans le vent, laissons couler
Le sens des choses nous échappe comme l’eau dans la main Laissons venir, retrouvons la nature des choses Qu’on appelait par leur nom secret parfois Souviens-toi des métamorphoses qu’on vivait autrefois
Laisse, laisse-toi porter Fais comme le sable et le vent Retrouve la vérité nue Et tous les éléments
Laisse, laisse-toi porter Sois comme le sable et le vent Retrouve la vérité nue Et tous les éléments
Alors je m’abandonne aux signes insensés de la ville De la ville sinueuse Je deviens loup des métamorphoses, le sable et la rose Tout pantelant Mais j’suis pas fou pour un sou Non, j’suis pas fou pour un sou
J’t’emmène danser sur la ligne de l’horizon Ouais, j’t’emmène valser sur la ligne de l’horizon Puis j’t’envois promener, y a rien à faire à Paris Mais j’suis pas fou pour un sou Non, j’suis pas saoul pour un fou
J’rends juste à l’espèce, la monnaie de sa pièce J’me promène, j’te l’promets, j’me balade en palabres En mots d’homo sapiens malade J’me promène, j’te l’promets, j’fais pas l’aumône J’rends juste à l’espèce, la monnaie de sa pièce
Photos Eveline56 (soir du19/07/ 2022 )
Laisse, laisse-toi porter Fais comme le sable et le vent Retrouve la vérité nue Et tous les éléments
LAISSE LAISSE TOI PORTER FAIS COMME LE SABLE ET LE VENT RETROUVE LA VÉRITÉ NUE DE TOUS LES ÉLÉMENTS
Promenade de rêve entre terre et mer sur la côte d’Émeraude.Quelques jours à admirer ces deux merveilles qui se font face :Saint-Malo et Dinard ..
Belle semaine à vous 💛
Photos: Eveline56
« Nul faucon / nulle prairie / nul nuage // Seule la ronce / se souviendra de mon passage / elle qui a conservé de moi / une goutte de sang. » Christian Viguié
photo Eveline56
Pourquoi faut-il s’ingénier à devenir rhinocéros ou tigre fleuve sombre aussi puissant que le voyage aveugle d’un serpent ?
Pourquoi devenir torche ou feu murmure halluciné d’un ruisseau alors qu’il convient simplement de se perdre ou d’inventer un chemin afin de traverser la vie ?
Christian Viguié Ballade du vent et du roseau, La Table Ronde.
Christian Viguié, né en 1960 à Decazeville, est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages – recueils de poèmes, romans, nouvelles et pièces de théâtre. Il a reçu de nombreux prix.
Je vous souhaite le meilleur pour cette semaine ! BIZH
J’errais solitaire comme un nuage Qui flotte au-dessus des vallées et des monts, Quand tout-à-coup je vis une nuée, Une foule de jonquilles dorées ; À côté du lac, sous les branches, Battant des ailes et dansant dans la brise.
Drues comme les étoiles qui brillent Et scintillent sur la Voie lactée, Elles s’étendaient en une ligne sans fin Le long du rivage d’une baie : J’en vis dix mille d’un coup d’œil, Agitant la tête en une danse enjouée.
Les vagues dansaient à leurs côtés ; mais Elles surpassaient les vagues étincelantes en allégresse : Un poète ne pouvait qu’être gai, En une telle compagnie : Je les contemplais, les contemplais mais pensais peu Au présent qu’elles m’apportaient
Car souvent, quand je m’allonge dans mon lit, L’esprit rêveur ou pensif, Elles viennent illuminer ma vie intérieure Qui est la béatitude de la solitude ; Et mon cœur alors, s’emplit de plaisir Et danse avec les jonquilles.
Être arbre. Un arbre ailé. Dénuder ses racines dans la terre puissante et les livrer au sol et quand, autour de nous, tout sera bien plus vaste, ouvrir en grand nos ailes et nous mettre à voler. Pablo Neruda
Vas-y : dis ce que tu penses. Le jardin n’est pas le monde réel. Les machines sont le monde réel. Dis honnêtement ce que n’importe quel idiot pourrait lire sur ton visage : nous éviter, résister à la nostalgie a du sens. Ce n’est pas assez moderne, le bruit que fait le vent dans un champ de marguerites : l’esprit ne peut briller à sa poursuite. Et l’esprit veut briller, de façon brute, comme les machines brillent, plutôt qu’aller en profondeur, comme, par exemple, des racines. C’est très émouvant, tout de même, te voir t’approcher prudemment de la bordure de la prairie au petit matin, lorsque personne ne peut te voir.
Plus tu restes au bord, plus tu sembles angoissé. Personne ne veut entendre parler des impressions du monde de la nature : on se moquera encore de toi ; on t’affublera de mépris. Quant à ce que tu entends là, ce matin : réfléchis à deux fois avant de confier à quiconque ce qui s’est dit dans ce pré, et par qui.
Louise Glück prix Nobel de littérature 2020
L’Iris sauvage, traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie Olivier, Gallimard, coll. « Du monde entier », 160 p., 17 €
Les vers de Louise Glück nous entraînent dans un étrange quotidien à l’aide d’une parabole mettant en scène un jardin et celui (ou celle) le cultivant, poète, dieu ou un peu des deux. Grande poétesse américaine jusqu’ici très peu traduite en français, le prix Nobel de littérature qui lui a été décerné en 2020 a permis la sortie de deux recueils dans la collection « Du monde entier » (Gallimard) : Nuit de foi et de vertu et L’iris sauvage. Sa poésie transcende volontairement le genre, en brouillant souvent l’identité de celui ou celle qui parle, pour mieux toucher le cœur de l’expérience humaine, du deuil, de la vieillesse ou d’une joie savourée avec la conscience de son extrême fragilité. Stéphane Bataillon
Je vous confie ces jolies fleurs précoces photographiées hier après-midi sous le soleil d’hiver ! Le jardin dans le monde réel est peut-être cet endroit magique, là sous nos pieds enracinés, qui chaque jour nous rassure et nous berce de sa beauté. éden..Eveline56
Une chanson d’amour triste comme nous les aimons souvent, le très talentueux groupe Aaron nous chante le « tunnel d’or » dans une nouvelle version de 2021. Écoutons le chagrin dans la voix de Simon Buret. Eveline
« Ce n’est pas moi qui parle, ce sont les oiseaux que j’ai vus. Ce n’est pas moi qui chante, c’est le vent que j’ai bu. Ce n’est pas moi qui pleure, c’est mon amour qui est parti. » AARON
Regarde, il gèle Là sous mes yeux Des stalactites de rêves Trop vieux Toutes ces promesses Qui s’évaporent Vers d’autres ciels Vers d’autres ports
Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges Je t’aime trop fort, ça te dérange Et mes rêves se brisent sur tes phalanges Je t’aime trop fort Mon ange, mon ange
De mille saveurs Une seule me touche Lorsque tes lèvres Effleurent ma bouche De tous ces vents Un seul me porte Lorsque ton ombre Passe ma porte
Prends mes soupirs Donne moi des larmes À trop mourir On pose les armes Respire encore Mon doux mensonge Que sous ton souffle Le temps s’allonge
Seul sur nos cendres En équilibre Mes poumons pleurent Mon cœur est libre Ta voix s’efface De mes pensées J’apprivoiserai Ma liberté..
« Un poème de Yann Erwan Paveg qui parle de jours merveilleux, un tableau de mon peintre breton préféré ,Patrice Cudennec, aux toiles si douces à l’œil et au coeur , voilà mon partage avec vous en cette fin d’année 2021. »
Je vous souhaite de très joyeuses fêtes de fin d’année ! MERCI pour tout.
Mets tes pieds sur mes pieds, et tes mains là derrière Et fermons grand les yeux, et dansons sur la mer.. 🌊
Dans mes yeux d’outre-mer, tu vois des océans Ô mon beau corsaire 💙 Mais les yeux de ta mère, eux ne voient qu’un enfant Mille tonnerres Attends juste un peu Pour prendre la mer Tu es courageux, t’as pas besoin Non pas besoin d’être téméraire..
Mon avis sur « La Cavale » de Nolwenn Leroy
C’est déjà le huitième album pour Nolwenn Leroy et mon admiration pour cette artiste n’est pas prête de prendre fin. Avec Benjamin Biolay aux manettes de « La Cavale » Nolwenn nous surprend et nous touche avec cet album élégant, où on la sent épanouie alors que sa voix n’a jamais aussi bien résonné. Benjamin signe huit titres et lui apporte des chansons très belles comme « Mon beau corsaire » qui parle de son fils Marin, un « Brésil-Finistère » tout en légèreté, un titre solaire, tandis que les mots d' »Occident », un titre engagé sur le mal logement nous émeuvent. L’autre belle surprise ce sont les chansons de l’artiste Adélaïde Chabannes qui réalise trois titres dont le sublime « Loin » aux accents dansant et aux rythmes hypnotiques. Kevin Camus apporte sa touche bretonne sur trois titres en jouant du Uilleann Pipe et de la flûte irlandaise. La Bretonne que je suis apprécie 😉 Un disque en mode majeur, certainement son plus abouti, se terminant sur le titre éponyme « La Cavale » dont le texte est signé par Benjamin et Nolwenn, un morceau en hommage à Christophe et à Brest. Vous l’aurez compris, j’adore ce nouvel album de Nolwenn qui mérite votre écoute. J’espère vous avoir donné l’envie de le découvrir !
Officier de marine, navigateur et marin de légende Vainqueur de nombreuses courses..
"Promenade à la cité de la voile, je partage avec vous quelques photos de ce lieu hommage au plus grand des marins "Eric tabarly".. Je ne sais si je dois regarder la mer ou le ciel tant la beauté des deux se confond en une harmonie de blanc, de gris et de bleu.
BELLE SEMAINE, BIZH, Eveline56
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