On est bien peu de chose Et mon amie la rose Est morte ce matin La lune cette nuit À veillé mon amie Moi en rêve j’ai vu Éblouissante et nue Son âme qui dansait Bien au-delà des nues Et qui me souriait…………..
Je tiens à vous exprimer mon admiration pour Françoise Hardy et ma tristesse suite à son départ. Elle était une icône absolue de la chanson française, adoubée mondialement par d’innombrables artistes comme Mick Jagger et David Bowie. Elle m’enchantait et chaque album était une belle découverte ! Il est certain que ses chansons resteront à mes côtés pour toujours… Eveline56
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Un beau message d’espérance à l’heure où Françoise nous a quittée, peut-être ma chanson préférée » Éveline 🙏😪
Françoise Hardy – Tant de Belles Choses
Même s’il me faut lâcher ta main Sans pouvoir te dire « À demain » Rien ne défera jamais nos liens Même s’il me faut aller plus loin Couper les ponts, changer de train L’amour est plus fort que le chagrin L’amour qui fait battre nos cœurs, va sublimer cette douleur
« La terre me parle, je lui réponds. J’écris pour elle, je voudrais pouvoir transmettre le message de la terre « Anjela Duval
A mon étoile disparue
Sur l’appui de la fenêtre du vieux logis Trois faux, une pierre à aiguiser Un marteau, une enclume. Par-dessus — l’un sur l’autre Deux petits sabots de bois jaune Aux brides de cuir noir. Ils avaient ramassé de la boue là-bas Dans les ruines du Chemin des Améthystes Petits sabots de bois jaune ! Petits souliers de mon étoile ! Et ses chaussons bleu nuit Sur lesquels l’araignée a tramé Son filet aérien et solaire ! — Quand le retrouvera-t-elle Mon étoile, son pied agile ? … Mon étoile est malade Mes jours sont noirs, noires mes nuits ! … Vous regardez par la fenêtre du vieux logis Petits sabots de bois jaune Notre étoile reviendra-t-elle ?
21 novembre 1970
Anjela Duval (Traduction Paol Keineg)
« Partage du cœur, de l’émotion et d’une immense admiration face à cette femme qui, pendant le jour cultivait la terre de sa petite ferme et qui, le soir, sortait ses cahiers et écrivait des poèmes d’une beauté rare sur sa terre bretonne !
Nationalité : Breton 😉 Né(e) à : LARMOR PLAGE (56) , le 07/10/1948 Mort(e) le : 06/05/2013 à Ploemeur
Marin-pêcheur lorientais pendant 28 ans et poète, Alain Jégou (1948-2013) est né le 7 octobre 1948 à Larmor-Plage. Inspiré par les vents et les Amérindiens, il est proche des poètes de la beat generation (mouvement littéraire et artistique né dans les années 1950, aux États-Unis). Auteur d’une trentaine d’ouvrages, la médiathèque de Quimperlé lui a dédié un site Internet qui évoque son univers poétique.Il est également lauréat du prix Xavier Grall pour l’ensemble de son oeuvre poétique.
nos voix d’écorchés volutes de mots tendres caressant les fanons de la nuit douce dans sa robe d’imaginé nos voix saoules brouillant les pistes de l’émotion nos voix carcérales aux délires bouffis de rhumatismes nos cervelles noyées de sauce froide…… ( La suie – Robe des sentiers suicidaires Alain Jégou……..)
Quelques photos de Larmor Plage pour un hommage au poète Alain Jégou ! Belle semaine !
Les mots n’ont pas de prix ils ont la taille et la dimension de la lumière qu’ils contiennent
Ils étincèlent comme des éclats de cristal quand le verbe cisèle l’amour
Chaque mot est noyau d’univers chaque pensée qu’il contient est parcelle du tout
Les mots ont la largeur du vent l’étroitesse de la haine l’immensité de la passion la hauteur du projet
Ils sont à la taille du temps aucun livre ne les enferme
Chaque mot est un cri qui défie le néant chaque mot porte plus loin que lui
Jamais je ne vénèrerai les mots qui excluent l’autre seul le mot respect est mon maitre
lui seul m’enseigne la certitude d’être en paix avec l’univers lui seul m’affirme que je n’ai d’autre boussole que ma conscience
J’ai l’intime conviction que je serai en paix avec l’univers tant que je n’aurai d’autre boussole que ma conscience.
Jean-Michel Sananes
Jean-Michel Sananès est poète et directeur des Éditions Chemins de Plume.
Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois, Felix Salten et Benjamin Lacombe
Bambi
"Bambi retrace les premières années d’un faon et, à côté de ses émerveillements, les épreuves qu’il affronte et qui le construisent : dangers, deuil, solitude, métamorphoses, défis, et toujours l’angoisse d’être chassé et tué.L’histoire, oscillant entre anthropomorphisme (les animaux parlent) et naturalisme (les observations sont magnifiques), nous plonge dans une forêt qui bruisse de multiples émotions, d’expériences intenses, de sensations contrastées vécues par une société d’animaux, miroir de notre humanité, tout à la fois violente, cruelle et fragile, et dotée d’une prodigieuse résilience."
Un poème bienfaisant, sensible et généreux de Jean-Michel Sananes accompagné d'une image émouvante de solitude, extraite de Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois, de Félix Salten, dirigé et illustré par Benjamin Lacombe, c'est mon partage avec vous cette semaine. BIZH Eveline56
La rivière s’écoule avec lenteur. Ses eaux Murmurent, près du bord, aux souches des vieux aulnes Qui se teignent de sang ; de hauts peupliers jaunes Sèment leurs feuilles d’or parmi les blonds roseaux.
Le vent léger, qui croise en mobiles réseaux Ses rides d’argent clair, laisse de sombres zones Où les arbres, plongeant leurs dômes et leurs cônes, Tremblent, comme agités par des milliers d’oiseaux.
Par instants se répète un cri grêle de grive, Et, lancé brusquement des herbes de la rive, Étincelle un joyau dans l’air limpide et bleu ;
Un chant aigu prolonge une note stridente ; C’est le martin-pêcheur qui fuit d’une aile ardente Dans un furtif rayon d’émeraude et de feu.
Au creux d’un coquillage Que vienne l’heure claire Je cueillerai la mer Et je te l’offrirai.
Y dansera le ciel Que vienne l’heure belle. Y dansera le ciel Et un vol d’hirondelle Et un bout de nuage Confondant les images En l’aurore nouvelle Dans un reflet moiré Dans un peu de marée Dans un rien de mirage Au fond d’un coquillage.
Et te les offrirai.
Esther Granek (1927-2016) Je cours après mon ombre
« c’est avec un beau coucher de soleil sur l’océan que je vous souhaite une belle semaine. » Eveline56
Au village où le deuil a frappé l’église rassemble les visages ils sont plus vrais que leurs journées ils sont endimanchés de vérité accueillants comme au soir des extrêmes fatigues ils sourient car ils ont besoin que l’on vienne vers eux toute arme déposée toute idée tamisée par le silence du parvis labeur et chagrin montent à leurs yeux comme jamais ils sont encore capables de donner ce qu’ils ont perdu ou n’ont jamais eu ils sont soudainement plus grands que nous on imagine leur maison et le lointain de leur maison comme une halte en paradis on s’éloigne sans les quitter homme et femme liés d’invincible et de patience
Gilles LadesOuvrière durée, Le Silence qui roule, 104 p., 15 €
Et pourtant c’était toi dans le clair de ma vie
Ce grand tapage matinal qui m’éveillait
Comme un oiseau dans la tête Le sang s’est mis à chanter Des fleurs naissent, c’est peut-être Que mon corps est enchanté
Que je suis lumière et feuilles Le dormeur des porches bleus L’églantine que l’on cueille Les soirs de juin quand il pleut
Dans la chambre un ruisseau coule Horloge au caillou d’argent On entend le blé qui roule Vers les meules du couchant
L’air est plein de pailles fraîches De houblons et de sommeils Dans le ciel un enfant pêche Les ablettes du soleil
C’est le toit qui se soulève Semant d’astres la maison Je me penche sur tes lèvres Premiers fruits de la saison.
René-Guy CADOU, Hélène ou le règne végétal, Paris, Seghers 1952
Un des plus beaux chants d’amour de la poésie française !
Je t’attendais ainsi qu’on attend les navires Dans les années de sécheresse, quand le blé Ne monte pas plus haut qu’une oreille dans l’herbe Qui écoute apeurée la grande voix du temps
Je t’attendais, et tous les quais toutes les routes Ont retenti du pas brûlant qui s’en allait Vers toi que je portais déjà sur mes épaules Comme une douce pluie qui ne sèche jamais
Tu ne remuais encor que par quelques paupières, Quelques pattes d’oiseaux dans les vitres gelées Je ne voyais en toi que cette solitude Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou
Et pourtant c’était toi dans le clair de ma vie Ce grand tapage matinal qui m’éveillait Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays Ces astres ces millions d’astres qui se levaient
Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres Pétillaient dans le soir ainsi qu’un vin nouveau, Quand les portes s’ouvraient sur des villes légères Où nous allions tous deux enlacés par les rues
Tu venais de si loin derrière ton visage Que je ne savais plus à chaque battement Si mon cœur durerait jusqu’au temps de toi-même Où tu serais en moi plus forte que mon sang.
Extrait de: 1951: Hélène ou le Règne Végétal, (Seghers)
Derniers jours d’août, bientôt la rentrée.. peut-être le bon moment pour partager avec vous ces magnifiques poèmes d’amour de René Guy Cadou, le poète enseignant, dédié à Hélène la femme de sa vie… Douce semaine, Eveline56
Enchaînez un peuple Privez-le de ses vêtements Empêchez-le de parler Il est encore libre
enlevez-lui le travail Le passeport La table ou il mange Le lit ou il dort Il est encore riche,
un peuple devient pauvre et esclave Lorsqu’on lui enlève la langue parlée par ses pères Alors il est perdu pour toujours
Il devient pauvre et esclave lorsque les mots deviennent stériles Et se dévorent entre eux
Je m’en aperçois maintenant, en accordant la guitare Du dialecte qui perd chaque jour une corde
Ignazio Buttitta poète sicilien, 1970
Ignazio Buttitta est un poète dialectal italien du XXᵉ siècle. Il est resté toute la vie attaché à sa Sicile natale, écrivant en Sicilien. Ses sujets de prédilection sont la guerre, les fermiers, les ouvriers, les pauvres de sa région et les problèmes quotidiens de la vie.
« je collectionne les marques-pages, ils embellissent mes lectures et j’ai un immense plaisir à les choisir suivant mes livres. J’en achète pour les colorier mais j’adore aussi les trouver au hasard des librairies, des lieux de culture. Mon fils m’a si intentionnellement 😉 et gentiment 😙 offert ce signet qui m’a ému, J’y ai vu un petit signe à mes aïeux. »
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